vendredi 20 mars 2015

Loi sur le renseignement: la dictature, c'est maintenant



Le 19 mars 2015, Manuel Carlos Valls, premier ministre à temps partiel, VRP du parti socialiste pour les élections de ce week-end et les suivantes présente son Patriot Act à la sauce Française.
Profitant des attentats terroristes qui ont traumatisé le pays en janvier 2015 et de l’éphémère regain de popularité qu’elle a suscité pour eux, Valls, Hollande et les socialistes nous pondent une nouvelle loi dont le principal objectif est de mettre tout le monde sous surveillance.


Un projet de loi calqué sur le Patriot Act

Le Patriot Act. Cette loi géniale sortie un mois à peine après les attentats du 11 septembre 2001 et qui a permis aux services de renseignements américains d’écouter la planète entière et d’enfermer des centaines de personnes sans aucun jugement. Outil dont rêve n’importe quel apprenti dictateur et qui a permis au FBI de recueillir illégalement des données personnelles de centaines de milliers d’américains. Cette loi était prévue à l’origine, pour: « Unir et renforcer l'Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme ».
Devinez ce que nous dit Valls pour présenter son projet de loi ? Il a pour objectif de « donner aux services les moyens à la hauteur des défis auxquels notre pays est confronté ».
Dans la présentation donc, mais aussi sur le fond, les objectifs, les moyens et l’absence totale de contrôle judiciaire, le projet de loi des socialistes est une escroquerie de plus qu’ils tentent de nous vendre comme le remède absolu contre le terrorisme alors que tous les événements démontrent que la surveillance de masse n’a jamais fait baisser le risque terroriste


Qui est visé ?

Selon Valls, ce sont uniquement les communications des terroristes qui sont visées. Il y a juste un petit problème. Si Valls et sa police politique connaissaient les terroristes et savaient où ils se trouvent, il n’y aurait pas besoin d’une loi supplémentaire. Donc Valls nous ment.

Si on regarde le projet de loi, 7 cas sont énoncés :
- La sécurité nationale
- Les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements européens et internationaux de la France
- Les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France
- La prévention du terrorisme
- La prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous en application de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure
- La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées
- La prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique.

Ce dernier point est un bijou.  Une manifestation de cathos contre le mariage gay ? Des ouvriers menacés de licenciement qui occupent une usine ? Des bonnets rouges qui protestent contre le racket de l’état ? Des retraités qui demandent une revalorisation des retraites ? Vous l’aurez compris, à part les manifestations officielles organisées par le parti socialiste, n’importe quel autre type de protestation susceptible de rassembler plus d’une dizaine de personnes et de dégénérer pourra faire l’objet d’une surveillance et donc d’un recueil de données très personnelles des organisateurs, mais également de leurs proches et de toutes les personnes qu’ils côtoient.


Quels moyens ?

Les moyens mis à disposition des policiers ne sont pas nouveaux. Il s’agit même de « légaliser » ce qui se fait déjà sous le manteau. Un comble. Vous ne saviez pas ? La police viole régulièrement la loi alors on va légaliser les pratiques illégales.
Les techniques les plus impressionnantes qui permettent la surveillance de masse concernent Internet et les communications téléphoniques. Pour Internet, il est prévu de mettre en place chez les fournisseurs d’accès Internet des logiciels permettant de collecter TOUTES les données de TOUS les utilisateurs. Oui, oui… C’est la technique du chalut. Votre compte en banque, vos achats sur Internet, vos correspondances privées, vos amis sur les réseaux sociaux, vos followers, vos likes… On surveille tout et tout le monde et après, on passe toutes ces données à la moulinette d’un programme qui va déterminer quels internautes ont des profils de djihadistes potentiels… Un truc de fou.
Pour le téléphone, on aura des gentils agents de la stasi socialiste qui se baladeront avec une mallette derrière un djihadiste potentiel et qui intercepteront toutes les données de toutes les personnes qui communiquent par téléphone dans la zone où ils se trouvent.
Pour le reste, c’est du classique : des policiers pourront s’introduire chez vous pour y placer des caméras et des micros ou encore des keyloggers permettant d’enregistrer tout ce que vous tapez sur votre ordinateur. On pourra également poser des balises sur votre véhicule afin de vous localiser en temps réel.

Un conseil. Si vous habitez dans un quartier où il y a des noirs, des arabes ou même des blancs pas clairs, des syndicalistes, des chefs d’entreprise, des enfants qui ne savent pas ce qu’est une minute de silence (1), des jeunes, des catholiques pratiquants, des musulmans, des militants des droits de l’homme, des élus non socialistes, et que vous tenez à préserver votre vie privée, déménagez immédiatement avant d’être vous aussi écouté, épié, surveillé par les socialistes.
Pour aller où ? Ca c’est la bonne question. Personnellement, je suggère la Corée du Nord qui va bientôt faire office de démocratie modèle à côté de la France socialiste.


L’absence totale de contrôle

Un des points les plus controversés est l’absence totale de contrôle judiciaire. Aujourd’hui, lorsque les policiers décident de pister un suspect qui aurait l’intelligence de clamer haut et fort qu’il va foutre des bombes quelque part, ils doivent demander l’autorisation à un juge.

Vous connaissez le juge Trévidic ? C’est un juge anti-terroriste. Pas un islamo-gauchiste excité. Un juge. Voilà ce qu’il pense du projet Valls :
"Ces pouvoirs exorbitants se feront sans contrôle judiciaire. Ne mentons pas aux Français en présentant ce projet comme une loi antiterroriste. Il ouvre la voie à la généralisation de méthodes intrusives, hors du contrôle des juges judiciaires, pourtant garants des libertés individuelles dans notre pays." 

La CNIL, Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés qui n’aura, elle non plus, aucun contrôle sur le dispositif n’est pas plus rassurée :
« Il ne s’agit plus seulement d’accéder aux données utiles concernant une personne identifiée, mais de permettre de collecter de manière indifférenciée un volume important de données qui peuvent être relatives à des personnes tout à fait étrangères à la mission de renseignement… Ce dispositif permettra de collecter de manière systématique et automatique des données relatives à des personnes pouvant n’avoir aucun lien ou un lien purement géographique avec l’individu effectivement surveillé »

Vous y voyez plus clair ? Tout le monde va y passer.


Les mensonges de Valls

En moins de 2 minutes, Valls, fidèle à ses habitudes, a multiplié les mensonges.

- « Cette loi sera protectrice des citoyens ». Comme si mettre sous surveillance tout le monde était un moyen de mieux protéger. La surveillance généralisée permet au pouvoir de se protéger, çà oui, en fliquant tous les opposants comme en Arabie Saoudite, en Iran ou en Chine. Ce n’est pas en violant la vie privée de centaines de milliers de personnes qui n’ont absolument rien à se reprocher qu’on protège les citoyens.

- « Une nouvelle autorité administrative indépendante est créée… Elle sera composée de 9 membres contre 3 aujourd’hui ». Tiens, il existe donc une autorité de contrôle aujourd’hui ? Alors ce n’est pas une nouvelle autorité, c’est l’ancienne qu’on élargit ? Ils nous prend pour des c… ? Pris en flagrant délit de mensonge.

- « Je veux le dire de manière très claire. Il ne s’agit en aucun cas de mettre en œuvre des moyens d’exception ». Ah bon ? les écoutes téléphoniques, les balises sur les voitures, les aspirateurs de données, les keyloggers, les caméras miniatures ne sont pas des moyens d’exception ? C’est quoi alors ?

- « Cette surveillance renforcée concernera les communications des seuls terroristes. Cela démontre bien qu’il n’y aura aucune surveillance de masse».
Ce qui est marrant avec les socialistes et leur chef Manuel Valls, c’est que le mensonge est érigé en principe sacré de communication. On prouve ce qu’on dit en mentant. Lors des questions réponses, il a enfoncé le clou : « il n'y aura aucune surveillance de masse, le projet de loi l'interdit »
Mais le projet de loi prévoit exactement le contraire.  Son intitulé dit même précisément le contraire : « Projet de loi sur le renseignement ». Tu n’as pas compris ce que tu nous racontes et tu es un crétin fini ou tu mens comme un arracheur de dents en nous prenant tous pour des débiles profonds ?


Socialistes, terroristes, même combat.

Il faut voir avec quel empressement, avec quelle constance, avec quelle certitude Manuel Valls et les socialistes évoquent le terrorisme à longueur de discours. Le petit brun qui ne s’est pas encore laissé pousser la moustache nous l’a encore répété: « La question n’est pas de savoir s’il va y avoir un attentat, mais où et quand». Manu la voyante. Il ne sait pas s’il va réduire le chômage, la dette ou les injustices, mais il sait qu’il va y avoir des attentats. Cela en devient même suspect. A croire qu’ils le souhaitent comme s’ils n’avaient plus que ça pour remonter dans les sondages.

Les socialistes ont exactement le même objectif que les terroristes qu’ils prétendent combattre: ils veulent, eux aussi, tuer la démocratie. Seuls les moyens diffèrent.
Les socialistes ont décidé qu’il n’y avait qu’un seul modèle de société. Le leur. Tous ceux qui ne pensent pas comme eux doivent être identifiés, surveillés, traqués, puis détruits, éliminés, supprimés. Tous.

Ne croyez pas que ça concerne les autres et que vous êtes à l’abri, tôt ou tard ce sera votre tour.

La dictature, c’est maintenant.




vendredi 27 février 2015

Arevashima: fiasco industriel et magouilles en tous genres

Fiasco industriel

Le 23 février 2015, Areva, le champion français du nucléaire publie une perte historique d’environ 5 milliards d’euros, soit l’équivalent de 60% de son chiffre d’affaires.
Avec un endettement de 4,7 milliards, pour un capital de 3,6 milliards, cela signifie purement et simplement que si Areva était une société privée, elle aurait déjà déposé son bilan. Malheureusement pour nous, Areva est détenue à 87% par l’état français, c’est-à-dire vous et moi qui finançons cette pompe à fric avec nos taxes et nos impôts. Donc, pas d’inquiétude, la République exemplaire va nous arranger tout cela quitte à nous assommer un peu plus, bien entendu, au nom de l’intérêt général, c’est-à-dire au nom de l’intérêt exclusif des socialistes qui nous gouvernent.

Areva est présente dans 43 pays, compte 45 000 collaborateurs (dont beaucoup vont être virés très prochainement) et travaille principalement dans le domaine du nucléaire : extraction d’uranium, fabrication et traitement de combustible, construction de centrales nucléaires...
Mais cette boîte est surtout une multinationale gérée par des politiques, c’est-à-dire des incapables menteurs et tricheurs. Elle est donc minée, sans mauvais jeux de mots, par les affaires.

Le plus gros scandale qui ressemble bien à une escroquerie en bande organisée s’appelle Uramin. En 2007, Areva rachète pour 2,5 milliards de dollars une société minière canadienne qui exploite des mines inexploitables. Quand le pot aux roses est découvert, on a le droit à un rapport de la cour des comptes, un signalement au procureur, une enquête de la brigade financière, la totale. Avec les commissions versées aux différents intermédiaires évaporés dans la nature, on atteint 3 milliards d’euros. Cette opération géniale a été montée par Anne Lauvergeon, ancienne sherpa de Mitterand, proche des socialistes et de Hollande au point d’avoir failli entrer dans le gouvernement Valls. Rien qu’en 2011, elle touche 2 271 154 € d’indemnités pour l’ensemble de son œuvre à la tête d’Areva qu’elle quitte, virée par Sarkozy.
De mauvaises langues au sein de la société affirment qu’elle a fait plus de mal à la tête d’Areva que tous les écologistes réunis.

Areva c’est aussi l’EPR (European Pressurized Reactor). La Rolls-Royce des centrales nucléaires, selon l’entreprise. Sauf qu’en France on sait construire des Renault et des Peugeot, pas des Rolls. Le coût initial d’un EPR était de 3 milliards d’euros. Enfin, ça, c’était la promesse, du style « moi, votre fournisseur… », du blabla pour gogo. Le gogo, ils en ont trouvé un.
En l’occurrence, la Finlande. Le projet s’appelle OL3 et la centrale devait être livrée en 2011. Mais là encore l’amateurisme est la règle, à moins que la justice ne s’en mêle encore et nous apprenne que ça va bien au delà de la simple incompétence. Aujourd’hui, et ce n’est pas fini, OL3 va coûter au moins 7,4 milliards d’euros et ne sera pas livré avant… 2018. (1)
Vous me direz, c’est la Finlande, on s’en tamponne, ils n’avaient qu’à pas signer avec ces branquignoles. Ok. Flamanville, ça vous dit quelque chose ? En gros, c’est la même arnaque que pour la Finlande, mais en France. Pour le coût des travaux, on passe de 3,3 milliards d’euros à … 9 milliards. Qui dit mieux ? Pour la date de mise en service, pas avant 2017, au moins 5 ans de retard. Bien évidemment, tout cela va se répercuter sur le prix de revient du kilowatt-heure et donc sur la facture finale payée par… Je vous le donne en mille… L’usager et le contribuable donc vous et re-vous. Ah oui, j’ai oublié la cerise sur le gâteau. En mars 2015, plusieurs entreprises réalisant les travaux de Flamanville dont Bouygues vont devoir se présenter devant un juge pour… travail dissimulé. Ils avaient la fâcheuse tendance à abuser des travailleurs détachés polonais et roumains.

C’est bien le socialo-capitalisme. On peut aussi décider des cours de bourse pour gonfler artificiellement les ventes d’actifs et entuber tout le monde. Le 12 décembre 2014, le petit Macron signe un décret (2) autorisant le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) à vendre à l’état, 27 millions d’actions Areva pour un total de 334 millions d’euros, soit un prix unitaire de 12,2 €. Autrement dit, les français, les moutons, les pigeons, appelez-les comme vous voulez, on acheté des actions 12,2 € alors que le même jour, elles cotaient 8,9 € soit leur plus bas annuel… La surfacturation de 37% représente la bagatelle de 90 millions d’euros.
Il faudrait regarder combien de gardes du corps et de trajets professionnels cela représente pour Julie Gayet, la maîtresse du moment de Dominique Hollande, mais c’est sur, avec cette somme, il va pouvoir lui faire voir du pays à nos frais.


Magouilles en tous genres

Mais Areva n’est pas seulement un ex-fleuron de la technologie française, c’est aussi une sorte de caisse noire de l’état français qui sert de prétexte à différentes opérations qui n’ont rien à voir avec son métier comme la rémunération de conseillers israéliens, l’achat d’avions à des présidents étrangers et … la remise de rançon aux terroristes d’Al Quaïda.

Le 18 février 2015, le Nouvel Obs publie un contrat entre Areva et … Avi Pazner, ancien ambassadeur d’Israël en France (3). Celui qui est aujourd’hui porte-parole de Netanyahu en campagne pour sa ré-élection en Israël aurait été rémunéré entre 2010 et 2013 par Areva comme… consultant. Vous remarquerez que dans « consultant », il y a « sultan ». Hôtels de luxe, voyages en business class… Tous les déplacements sont pris en charge aux frais de la princesse.
Du lobbying classique diront certains. Oui, mais le problème c’est qu’Areva n’a pas plus d’activité en Israël qu’un socialiste encarté n’a de moralité, c’est-à-dire aucune, rien, nada, zéro. Donc on ne comprend pas bien en quoi Pazner défendrait les intérêts d’Areva, c’est-à-dire de l’état français. Et compte tenu de la réaction des israéliens aux projets de centrales nucléaires en Iran, on ne voit pas comment ce pays autoriserait un de ses autres voisins, fusse la Jordanie à en construire une. Le contrat avec Pazner et les sommes versées apparaissent donc comme plus que suspects, au moins à la brigade financière qui est saisie de l’affaire. 

Areva coule, mais Areva trouve quand même de l’argent pour faire des cadeaux aux chefs d’état étrangers. Pascal Terrasse est député PS de l’Ardêche, c’est un proche de Manuel Valls qui passe pour un « réformateur », un type bien qu’on croit sur parole par conséquent. Lors des travaux parlementaires de la commission des finances enregistrés le 10 septembre 2014, il déclare à propos des activités économiques françaises en Afrique : « Les responsables politiques, notamment africains, font monter le prix des autorisations. C’est ainsi qu’Areva a dû acheter au président de la République nigérienne un avion de 32 millions d’euros il y a quinze jours ! » (4)
Mais attention, si les pratiques de l’état via Areva ressemblent beaucoup à celles de la mafia, les socialistes n’aiment pas trop qu’on en parle. Ainsi, Stéphane Lhomme, président de l’observatoire du nucléaire (5) qui a levé le lièvre et accusé Areva de corruption a fait l’objet d’une plainte de la société pour diffamation. Pas de chance, il vient d’être relaxé par la cour d’appel de Paris le 21 janvier 2015.

Areva c’est aussi et surtout l’intervention financière de l’état français pour payer des rançons aux terroristes tout en le niant. Ainsi, d’après de nombreux observateurs, c’est bien Areva qui a contribué à verser environ 20 millions d’euros à Al Quaïda pour la libération des otages du Sahel en octobre 2013. (6) Les otages du Sahel, vous ne vous rappelez pas ? L’affaire à propos de laquelle Laurent Fabius déclarait : « Ce que je peux vous dire c'est que la France ne paye pas de rançon, c'est clair et net ». Mais oui, les mecs, ils enlèvent des otages juste pour voir Fabius et après ils les libèrent. C’est ça, on y croit. Tu nous le jures sur la tête de Cahuzac, aussi, non ?
Qui a payé pour monsieur Lazarevic en décembre 2014, présenté comme le dernier otage français ? Areva. Qui paiera pour la prochaine otage française enlevée il y a quelques jours ? Areva ?
Grâce à Areva et à la politique française de paiement de rançons aux terroristes d’Al Quaïda et d’ailleurs, le cours de l’otage a grimpé en flèche. Alors qu’il était d’environ 200 000 $ en 2003, un otage se négocie aujourd’hui 50 fois plus, soit 10 millions d’euros… Du coup, enlever des ressortissants français est devenu l’un des business les plus rentables qu’il soit.

A défaut de devenir un constructeur de centrales nucléaires fiables, la France, avec le concours d’Areva, est devenue un des meilleurs clients d’Al Quaïda tout en étant un de ses plus fidèles fournisseurs d’otages. Il faut le faire, non ?

Les socialistes gèrent Areva comme ils gèrent la France, c’est-à-dire n’importe comment. Mensonges, magouilles, commissions occultes, cadeaux aux chefs d’états africains, financement des terroristes, et encore, on ne connaît pas tout. Bien entendu, il n’y aura jamais de responsables, encore moins de coupables. Dans quelques jours ou quelques mois, on expliquera aux milliers d’employés licenciés qu’il en va de l’indépendance de la France, de sa sécurité et de ses intérêts fondamentaux. Pendant ce temps, les terroristes d’Al Quaïda se marrent dans leurs 4x4 tout neufs et négocient déjà avec la France, qu’ils savent particulièrement généreuse, le montant de leur nouvelle otage enlevée le 24 février.







(6) http://www.liberation.fr/monde/2013/10/31/otages-du-sahel-la-rancon-aurait-ete-versee-par-areva-et-vinci_943735

vendredi 20 février 2015

France - Maroc: la torture à l'honneur


Les socialistes n’ont pas fini d’utiliser le prétexte de la lutte contre le terrorisme pour faire absolument n’importe quoi. Après la garde-à-vue des enfants (1), après l’ouverture officielle de la chasse aux musulmans avec numéro vert et formulaire de délation (2), voici maintenant la légion d’honneur pour le chef de la DST marocaine poursuivi en France pour actes de tortures.

"On va faire de toi de la viande hachée"

Février 2014. Un juge fait porter à la résidence de l’ambassadeur du Maroc en France une convocation visant le chef des services de renseignements marocains qui se trouvait en France. Abdelattif Hammouchi fait en effet l’objet de plusieurs plaintes pour torture et complicité de torture notamment par l’ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) et le champion de monde de kick-boxing Zakaria Moumni.
Selon ses déclarations (3), le champion est arrêté par les services secrets marocains à sa descente d’avion le 27 septembre 2010 puis conduit au centre de torture de Tamara. Là, il est mis à nu, attaché à une chaise, torturé, électrocuté, suspendu la tête en bas, frappé à coups de barre de fer pendant 4 jours. Lors d’une séance de torture il déclare apercevoir le chef des services secrets en personne. Ses bourreaux lui expliquent alors: «ici c’est l’abattoir de sa majesté on va te découper, on va faire de toi de la viande hachée, tu sortiras dans des boîtes de conserve».
Amnesty International, Human Rights Watch, la FIDH, de nombreuses ONG se saisissent de cette affaire et il est finalement libéré après 18 mois de prison.

Ce n’est pas très étonnant quand on sait que le Maroc fait partie du réseau des prisons secrètes gérées par la CIA dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ». Ces prisons permettent aux américains de détenir des dizaines de milliers de personnes en dehors de tout cadre légal comme à Guantanamo. Ce réseau a été dénoncé fin 2005 par le Washington Post et confirmé par la CIA elle-même dans un rapport d’avril 2014.

Le Maroc est donc un pays formidable dont les pratiques sont régulièrement pointées du doigt par la plus hautes instances internationales.  Le 29 mai 2014, le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU souligne son « inquiétude à propos de l'utilisation de la torture et de mauvais traitements ainsi que la recevabilité par les tribunaux des aveux extraits sous la torture. Le Comité des Nations unies contre la torture a également exprimé sa profonde préoccupation a ce sujet au Gouvernement du Maroc ».

Le problème, c’est que la torture est au Maroc ce que la corrida est à l’Espagne. Une vieille tradition ancestrale, une curiosité touristique qu’apprécient particulièrement les américains qui n’osent plus trop la pratiquer chez eux, sauf pour exécuter des condamnés à mort. Tous ceux qui osent la dénoncer finissent en prison.
La convocation du chef des services secrets pour des actes de torture est donc vécue comme un véritable crime de lèse-majesté et une remise en cause de leur souveraineté par la Maroc qui va immédiatement décider la suspension de la coopération judiciaire avec la France.

Depuis presqu’un an, la France est en négociation avec le royaume chérifien, dirigé par le Commandeur des Croyants, sa majesté le roi Mohammed VI, pour rétablir un coopération qui permette de mieux traquer les apprentis candidats djihadistes dont les franco-marocains.
Des pressions en tout genre ont donc été exercées par les marocains pour faire monter les enchères, dont la plus spectaculaire est la publication récente par le journal El Watan Al An d’un Hollande grimé en Hitler avec moustaches et uniforme nazi. (4) Quand on connaît l’amour que portent nos amis marocains à la liberté de la presse, il est inconcevable que cette une visant Hollande ait pu sortir sans l’autorisation du pouvoir.

Bilan des courses : officier de la légion d’honneur

Le 14 février 2015 à Rabat, M. Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur et grand gourou du pouvoir socialiste contre le terrorisme, les enfants qui publient des caricatures et tout ce qui ressemble à une opposition déclare allègrement :
« Je veux tout particulièrement saluer l'action menée par la direction générale de la sécurité du territoire et en premier lieu, par son directeur général, monsieur Abdellatif Hammouchi. Leur rôle est déterminant dans la coopération que nous menons pour lutter contre le terrorisme. Leur professionnalisme et leur compétence sont reconnues de tous. » Et d’annoncer dans la foulée que monsieur le directeur général des centres de thalassothérapie électrifiés se verra remettre les insignes d'officier de la légion d'honneur.

Avec Hammouchi, c’est toute la police politique marocaine et la torture institutionnelle que la France récompense. « Leur professionnalisme et leur compétence sont reconnues de tous ». Tu m’étonnes. C’est sûr qu’on n’a pas encore trouvé mieux que la torture pour faire parler quelqu’un. Avec une bonne gégène, on arrive même à en faire chanter il parait. Bon, ils sentent un peu le poulet grillé à la fin, mais que voulez-vous, aucun système n’est parfait.

La France, patrie des droits de l’homme va donc, au nom de la lutte contre le terrorisme, décorer le directeur des services secrets d’un pays dénoncé par l’ONU pour pratiquer la torture. Un peu comme si on décorait Cahuzac pour sa contribution à la lutte contre la fraude fiscale. Extraordinaire, non ?

On livre les français pieds et poings liés ou directement dans un cercueil ?

Dorénavant, les procédure lancées en France visant des marocains seront transmises à Rabat et à l’inverse les dossiers de français poursuivis au Maroc seront transmis à Paris. Chacun pourra alors y donner suite… Ou pas… Il y a fort à parier que le dossier Hammouchi soit donc enterré avec l’honneur de la France.
Avant de partir sous le soleil du Maroc, il est donc désormais conseillé de s’assurer qu’aucune plainte n’est lancée contre soi sous peine d’y rester un bon bout de temps. A l’ombre…
Tiens, justement. L’ACAT qui a dénoncé les faits de torture est convoquée le 26 février devant le Tribunal de Grande Instance de Rabat pour « diffamation, outrage envers les corps constitués, utiliser la manœuvre et la fraude pour inciter à faire de faux témoignages, complicité et injures publiques ». (5)

Au nom de la lutte contre le terrorisme, l’amitié nouvelle qui unit nos deux pays et pour faire plaisir à Najat Vallaud Belkacem, notre ministre Franco-Marocaine de l’Education Laïque et du Redressement Moral Socialiste, on leur livre les dirigeants de l’ACAT pieds et poings liés ou directement dans un cercueil ?






(5)http://www.acatfrance.fr/communique-de-presse/le-maroc-assigne-en-justice-les-victimes-de-torture-et-lacat

mardi 17 février 2015

Lettre ouverte à Charlie Dumas, ce "sale bonhomme"


Lors d’une émission de radio, le 16 février 2015, vous avez, de manière scandaleuse, osé mettre en cause l’indépendance de Manuel Valls. Dois-je vous rappeler que cet homme est premier ministre de la France, merde, quand même.

Vous avez, sous l’influence évidente du journaliste qui vous interrogeait, sous-entendu que Valls était sous influence de sa femme, juive. Non mais quel scandale ! Quelle ineptie ! Quelle honte !

Vous auriez pu aussi dire, tant que vous y êtes, que Manuel Carlos Valls est sous influence espagnole puisqu’il est né en Espagne d’un père espagnol, qu’il aime la corrida et qu’il ne fut naturalisé Français qu’à l’âge de 20 ans.

Vous auriez pu dire, tant que vous y êtes, que Valls est sous influence des françs maçons puisque tout le monde sait qu’il a fréquenté des loges dans les années 80, notamment avec son ami Bauer, parrain d'un de ses fils.

Vous auriez pu dire, tant que vous y êtes, que Valls est sous influence d’Israël puisqu’il multiplie les déclarations d’amour pour ce pays en lui déclarant régulièrement sa fougue, son « amitié » et son «engagement absolu ».

Non, monsieur Dumas, vous avez tort. La France est un grand pays socialiste, nationaliste, dont la religion d’état officielle est la laïcité. Elle ne reconnaît par conséquent aucun communautarisme. Dominique Hollande l’a rappelé lors de son intervention du 17 janvier 2015 : «Il n'y a qu'une seule France sans distinction de religion… Je ne connais pas d’autre communauté que la communauté nationale ». Par conséquent, Valls ne doit pas, Valls, ne peut pas être taxé de communautarisme. C’est impossible.

Quoi ? Comment ? c’est Valls lui-même qui le revendique haut et fort ?

Ah, je vois, monsieur l’avocat (1), fait allusion à cette fameuse émission de radio, le 17 juin 2011 où Valls déclare :

« Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » 

Et bien non, ce n’est pas une raison. Il a dit « lié de manière éternelle ». Il n’a pas dit « sous influence ». Comment ? C’est encore plus grave ? Taisez-vous, c’est comme ça. Taisez-vous ; Elkabbach. C’est insupportable. Vous êtes Charlie oui ou merde. Attention. Si vous déclarez que vous n’êtes pas Charlie, vous serez mis en examen pour apologie du terrorisme comme ces gamins qu’on va envoyer dans des camps de redressement. (2)

Manuel Valls lui, peut dire qu’il est « lié de manière éternelle » à la communauté juive et à Israël. Il peut aussi affirmer haut et fort son communautarisme dans un pays qui se dit laïc et déclarer:

« La France a une part juive incontestable. Sans les Français juifs, ce pays que nous aimons, la France, ne serait plus tout-à-fait la France. »

« Les juifs de France, comme le fait aujourd’hui le ministre de l’intérieur, peuvent porter avec fierté leur kippa »

« Moi, Je suis chef du gouvernement, premier ministre de la France et mon seul rôle, ma seule mission, c’est de mobiliser pour combattre l’antisémitisme. »

« La communauté juive, c’est la France. Et la France, sans la communauté juive, ce n’est pas la France.

« Les juifs de France sont plus que jamais les français à l’avant-garde de la République et de nos valeurs. »

Et j’en passe et des meilleures.

Mais vous, Monsieur Dumas, vous n’avez pas le droit de dire exactement la même chose bien qu’à ce niveau là, il suffit de reprendre l’ensemble des déclarations de Manuel Valls pour se rendre compte de manière évidente que ce n’est plus seulement de l’influence, mais ça relèverait plutôt de la dépendance, de l’addiction voire de l’adoration.

En laissant entendre que Manuel Carlos Valls serait sous influence en raison de la religion de sa femme, vous avez volontairement dissimulé une partie de la vérité aux Français. Il y a bien d’autres motifs pour expliquer ce que vous prétendez mais vous préférez les garder pour vous.

C’est inadmissible monsieur Dumas. Vous n’êtes qu’un sale bonhomme. (3)


Post Scriptum : (juste entre nous) Je suis très étonné que personne, à commencer par Valls lui-même qui qualifie vos déclarations « d’antisémites » n’ait porté plainte. Toute cette agitation médiatico-socialiste ne serait qu’une tempête dans un verre d’eau ?
Vos propos ne seraient finalement pas condamnables par un tribunal et relèveraient de la simple liberté d’expression ?
Comme Charlie ?
Non… Pas possible…. Ca alors…


(1) Roland Dumas à 92 ans, il est avocat. Résistant pendant la guerre de 39 ­- 45, ancien ministre des affaires étrangères, ancien président du conseil constitutionnel. Son père, arrêté par la Gestapo sur dénonciation a été fusillé en 1944.

(2) http://philippealain.blogspot.com/2015/01/la-france-en-guerre-contre-ses-enfants.html

(3) http://www.youtube.com/watch?v=xRrOBE3OerI

samedi 14 février 2015

Et quand ils vont aux putes, on paye aussi ?


©Reuters


La France est un pays formidable. Une grande démocratie. Nous avons un président sans pareil dont le comportement est « à chaque instant exemplaire », comme il l’avait promis lors de la campagne électorale.

Vendredi 13 février 2015, soit environ un an après les photos de Hollande en scooter derrière son garde du corps rendant visite à Julie Gayet, Closer remet le couvert. Cette fois-ci, le magazine publie des photos de l’actrice se rendant sur le tournage d’un film dans une voiture de l’Elysée, encadrée par 2 fonctionnaires dont un officier du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR).

Le détournement des moyens de l’état au profit de sa vie privée n’est pas une première, ni pour Hollande, ni pour les présidents socialistes.

En 2012, lors de son entrée à l’Elysée, Hollande nous ramène dans ses bagages Valérie. 5 collaborateurs, 4 gardes du corps, 85 000 € de frais de déplacements par an. Coût pour le contribuable : environ 500 000 €, soit plus de 1 300 € par jour. 
Ces dépenses avaient déjà fait couler beaucoup d’encre à l’époque. 500 000 € par an payés par l’état simplement parce qu’elle couchait avec Hollande. Ni femme légitime, ni première dame. Simple maîtresse répudiée comme une chienne par un coup de fil à l’AFP de Dominique Hollande : «Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler».

Ce coup de fil du petit télégraphiste est arrivé juste après Julie et l’épisode du scooter. En janvier 2014, la France, sidérée, apprend que le Président de la République Française, incapable de refréner ses pulsions sexuelles enfourche régulièrement le scooter de son garde du corps, le tient fermement par la taille et lui ordonne de se rendre dans un appartement pour des parties de jambes en l’air. Le tout dans le dos de Trierweiler, à l’époque toujours maîtresse officielle, de ses collaborateurs les plus proches, de sa propre famille, mais déjà avec l’aide du GSPR qui assure le transport. Cerise sur le gâteau, c’est apparemment le même officier qui apportait les croissants au lit qui est maintenant chargé de dorloter Julie.

Le détournement des moyens de l’état aux fins personnelles des présidents socialistes est un grand classique de la vie politique Française. Mitterrand déjà, à son époque faisait entretenir aux frais de la République sa seconde femme et leur fille Mazarine. Pour leur protection, il avait créé le GSPR, ce même service utilisé aujourd’hui par Hollande pour servir de taxi à sa maîtresse. Tous les mêmes.

Arrêtez de nous bassiner avec sa vie privée.

Quand on veut préserver sa vie privée, on ne devient pas président de la république. Ou alors, on est vraiment irréprochable. Certaines fonctions, plus que d’autres, résistent mal au mensonge, au cocufiage et aux détournements.
Imaginez un chef d’entreprise qui ment jour et nuit à sa femme, ses collaborateurs, son conseil d’administration pour cacher sa double vie. Imaginez un chef d’entreprise qui utilise son chauffeur et sa voiture de fonction pour aller se taper une maîtresse. Imaginez un chef d’entreprise qui demande à son chauffeur de lui porter les croissants au lit. Imaginer un chef d’entreprise qui offre deux collaborateurs et une voiture de fonction à sa maîtresse pour qu’elle se rende à son travail à 350 kms de là.
N’importe quel chef d’entreprise qui se livrerait à de tels détournements serait poursuivi pour abus de biens sociaux. Et tout ce que la France compte de socialistes hurlerait comme un seul chien.
Non, ces affaires ne sont pas des affaires privées. Elles sont une révélation de la conception monarchique du pouvoir qu’ont les socialistes et Hollande. Les socialistes, ces perpétuels donneurs de leçons dont le patron érige le mensonge en principe de communication avec son entourage.

Plus menteur qu’un socialiste, tu meurs

Quand il est surpris dans sa garçonnière en pleine partie de jambes en l’air tel un DSK, Hollande, son gouvernement et les socialistes s’indignent… C’est une affaire privée qui doit rester privée. Mais quand il est surpris en plein détournement des moyens de l’état qu’il met à disposition de sa maîtresse pour des trajets professionnels, Hollande, son gouvernement et les socialistes évoquent une affaire publique : la maîtresse est en danger. A travers elle, on pourrait atteindre le président. Il est donc normal que les moyens de l’état soient mis à son service. Non mais de qui se foutent-ils ? C’est une affaire privée ou c’est une affaire publique ? Faudrait savoir.

Pendant des semaines, François Hollande a menti à la femme qui partageait sa vie depuis 8 ans, à ses collaborateurs les plus proches, à sa propre famille pour tenter de dissimuler sa liaison avec Julie Gayet. Donc, dans la vie privée, Hollande est capable de mentir à tout le monde et surtout à sa propre famille.
Mais attention, c’est juste dans le privé. Parce que dans sa vie publique, il est exemplaire, il tient toutes ses promesses et il ne ment jamais. L’inversion de la courbe du chômage, la finance, son pire ennemi, la hausse des impôts… Et vous savez quoi, il honore même la parole de la France en respectant les contrats signés avec d’autres pays.

En résumé, cet homme ment comme un arracheur de dents dans sa vie privée, mais il serait incapable du moindre mensonge dans sa vie publique. Et puis quoi encore ? Il faudra bien un jour que Hollande, les socialistes et les médias cessent de nous prendre pour des imbéciles.

A qui le tour ?

Alors que la dette de la France atteint 2 000 milliards d’euros, que nous dépassons les 5 millions de chômeurs, Hollande, le président « exemplaire » met au service de ses maîtresses les moyens de l’état. Circulez, il n’y a rien à voir. Tout ceci est parfaitement normal.
Après Ségolène, Valérie, Julie, qui sera la prochaine ? A n’en pas douter, il ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

La France est un pays formidable, une grande démocratie qui n’a pas de leçon à recevoir de personne et surtout pas des monarchies du golfe. Puisqu’on vous le dit. Les princes Saoudiens, eux, passent leurs vacances à Ibiza sur des yachts avec des putes de luxe mais quand une femme commet l’adultère chez eux, ils la font lapider.

Aller, encore un effort, on y est presque.


vendredi 30 janvier 2015

Le gouvernement français ouvre officiellement la chasse aux musulmans



Il n’a pas fallu attendre 3 semaines après les attentats terroristes qui ont frappé Paris pour que la France, pays autoproclamé des droits de l’homme lance officiellement la chasse aux musulmans sur son propre sol.
Sous prétexte de « continuer et renforcer l’action de lutte contre la menace terroriste », le gouvernement Français vient en effet de mettre en ligne un site Internet www.stop-djihadisme.gouv.fr que Vichy et Pétain n’auraient pas renié si Internet avait existé à l’époque.

En invitant les bons citoyens à « se mobiliser ensemble pour agir contre la menace terroriste et lutter contre l’enrôlement djihadiste », le gouvernement propose un arsenal de moyens pour dénoncer les personnes suspectes de son entourage.

Suspectes de quoi ? C’est tout le problème.

Le site s’ouvre d’abord sur un clip de 2 minutes pendant lesquelles on ne peut s’empêcher de penser à Fabius et Hollande qui nous ont cassé les oreilles pendant des semaines en ânonnant qu’il fallait absolument aller combattre Bachar El Assad en Syrie, exactement ce que font les djihadistes qu’ils prétendent aujourd’hui dénoncer.
On ne peut pas s’empêcher non plus de penser à l’article du New York Times qui affirme que la France est le plus gros financeur d’Al Quaïda avec 58 M $ versés au titre de rançons pour libérer ses ressortissants. (1)
Et puis, pour rester dans le ton très second degré du clip, remplacez « djihadiste » par « socialiste » et le message de fin donne :  « les discours d’embrigadement djihadistes socialistes font chaque jour de nouvelles victimes » #stopsocialisme.

Bref, on se marre devant tant d’hypocrisie.

Là où le site devient moins marrant, c’est quand on fouille un peu dedans. On y trouve la parfaite panoplie du collabo modèle, pardon du citoyen modèle.
Les services de renseignements, la police et la gendarmerie sont incapables d’identifier des Merah, des Coulibaly ou des Kouachi avant qu’ils ne passent à l’action, mais toi, futur agent du renseignement, grâce à ton flair de policier, tu vas y arriver. On y croit.

Le site comprend donc un numéro vert, un formulaire de signalement, un formulaire de dénonciation et un petit schéma censé aider les Français à repérer et signaler les futurs terroristes.

Le numéro vert ne fonctionne qu’en semaine et de 9h à 17h. Il doit être utilisé pour « prévenir les radicalisations violentes ». Donc si vous trouvez un djihadiste en voie de radicalisation violente le vendredi à 17h05, vous le gardez bien au chaud jusqu’à lundi en espérant qu’il ne se radicalise pas trop violemment pendant le week-end. Non mais, on va quand même pas bosser le samedi, jour du Shabbat ou le dimanche, jour du Seigneur. La laïcité à ses limites.

En dehors de ces horaires, on nous indique qu’on peut utiliser un formulaire de dénonciation. On passe donc sur le site du ministère de l’intérieur et là on vous propose de dénoncer un proche ou un membre de votre famille par écrit, en vous promettant de vous rappeler très rapidement.  En espérant que votre fils, neveu ou cousin que vous aimez tant au point de le foutre en taule pour des années ne prenne pas l’avion samedi ou dimanche.

Enfin pour ceux qui voudraient en remettre une couche, ils peuvent aussi aller jusqu’au formulaire « signaler une apologie du terrorisme ». Vous savez, cette fameuse apologie du terrorisme dont se sert le gouvernement socialiste pour terroriser tout le monde et surtout les enfants en les inculpant à tour de bras, de 7 à 77 ans. (2)
Bien évidemment, tout cela est anonyme, ce qui vous permet de balancer n’importe qui et n’importe quoi.

Mais ce n’est pas fini. Si jamais vous n’aviez encore trouvé personne à qui vous voudriez nuire, ils ont inventé une petite infographie pour vous aider à trouver quelqu’un à qui pourrir la vie. C’est du lourd. Ca s’intitule : « les premiers signes qui peuvent alerter »

Parmi ces signes que le gouvernement socialiste nous ordonne maintenant de surveiller, principalement chez nos proches, on trouve :

- Ils rejettent des membres de leur famille (comme Hollande qui fait hospitaliser Trierweiler folle de rage d’être trompée)
- Ils se méfient des anciens amis (comme les socialistes avec Cahuzac, ministre chargé de la fraude fiscale qui possédait des comptes en Suisse)
- Ils ne regardent plus la télévision, ils fréquent assidument des sites et des réseaux sociaux
(comme de plus en plus de monde qui se rend compte que les mass-médias ont pour unique objectif de manipuler, pas d’informer)
- Ils changent brutalement leurs habitudes alimentaire (surtout, ne vous mettez pas dans la tête de commencer un régime en 2015, vous allez finir en garde-à-vue)

Et le meilleur pour la fin :
- Ils changent leur tenue vestimentaire, « notamment pour les filles, avec des vêtements qui cachent le corps ».
Oui, vous ne saviez-pas ? Le vêtement laïc, lui, ne cache pas le corps, surtout en hiver. C’est par exemple la tenue « seins nus » des Femen quand elles vont pisser dans les églises. Ca c’est du vrai vêtement laïc garanti 100% anti-radicalisation. Tu m’étonnes.

Hollande, un djihadiste en voie de radicalisation ?

Mais il y a un gros problème. Moi, à titre personnel quand je lis ce truc, je dénoncerai bien Hollande. Il rentre dans au moins 3 cases. Il se méfie de ses anciens amis (et ses anciens amis se méfient de lui), il a rejeté des membres de sa famille (demandez à Ségolène ou Valérie…), il a changé brusquement ses habitudes alimentaires (quand il a décidé de se présenter aux présidentielles). Si on rajoute que, selon Obama, il a financé Al Quaïda et qu’il a essayé d’envoyer des milliers d’hommes combattre en Syrie, plus de doutes, je le dénonce.

Donc il manque quelque chose, ça déconne leur truc. Si on peut dénoncer le Président de la République Laïque Socialiste car il présente des signes très clairs de radicalisation djihadiste, c’est qu’il y a un problème.

Un appel à la délation des musulmans

Le problème, c’est que ces bons à rien ont oublié l’essentiel, le plus important, le plus fondamental. Cet oubli est volontaire, car s’il était mentionné, le site tomberait sous le coup de l’incitation à la haine raciale et serait fermé immédiatement. Un comble…
Oui, le plus important, qui est sous-entendu du début à la fin de ce site, qui est insinué entre chaque mot, qui transpire à chaque phrase, c’est bien évidemment que TOUS les suspects qu’on nous invite à dénoncer sont forcément MUSULMANS.
Ne vous amusez pas à dénoncer un juif qui s’habille tout en noir ou un catholique qui fait le carême, vous pourriez vous retrouvez devant un tribunal pour dénonciation calomnieuse.
Et puis, c’est bien connu, les juifs ou les chrétiens ne tuent pas au nom de leur Dieu des citoyens dans leur propre pays.  Il leur arrive bien de massacrer de temps en temps des populations entières, particulièrement des civils comme en Palestine, mais ça, c’est moins grave, c’est autorisé par la communauté internationale.

Ne vous amusez pas non plus à dénoncer comme ça votre voisin qui vous empêche de dormir ou votre ex-mari qui veut absolument la garde des enfants. Avant toute chose, assurez-vous bien qu’il est musulman, sinon ça ne marche pas. Et n’oubliez pas le plus important, ne le dites pas hein, surtout pas d’amalgame. La France est en guerre contre les terroristes islamistes qui sont tous musulmans mais pas contre les musulmans, vous comprenez la nuance ?

Et si vous ne vous sentez pas concernés, ne rêvez pas. Hier il fallait dénoncer les juifs. Aujourd’hui, il faut dénoncer les musulmans. Demain, il faudra dénoncer tous ceux qui n’adhèrent pas aux valeurs laïques socialistes. Après demain, il ne restera plus personne debout.

Vive la Ripoublique, Vive la France


(1) http://philippealain.blogspot.fr/2015/01/nous-sommes-tous-des-charlots.html

(2) http://philippealain.blogspot.fr/2015/01/la-france-en-guerre-contre-ses-enfants.html

jeudi 29 janvier 2015

La France en guerre contre ses enfants



En Arabie Saoudite, on condamne les blogueurs à 1 000 coups de fouet et 10 ans de prison pour « insulte à l’Islam ». En France socialiste, on arrête les enfants et on les enferme avant de les mettre en examen pour « apologie du terrorisme ».

Depuis les attentats du 7 janvier, un vent de folie collective s’abat sur la France. Le ministère de l’injustice, recense plus de 100 procédures ouvertes pour « apologie du terrorisme », soit environ 10 par jour si on laisse le dimanche aux procureurs pour compter leurs scores respectifs dans cette nouvelle course aux chiffres surréaliste. 30 personnes ont déjà été condamnées, soit plus qu’au cours des 20 dernières années. Amnesty International, Human Rights Watch et le syndicat de la magistrature dénoncent cette dérive totalitaire. Ils sont bien les seuls.


Le Patriot Act à la française avait été voté juste avant les attentats

C’est la loi du 13 novembre 2014 qui permet à notre grande démocratie d’arrêter, d’enfermer et de condamner en comparution immédiate tous ceux qui ont le malheur de dire quelques mots de trop, à commencer par les enfants.
Dans son article 421-4-5, cette loi instaure un délit pénal d’apologie du terrorisme qui est puni de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. (1) L’utilisation d’Internet est considérée comme une circonstance aggravante punie de 7 ans de prison et 100 000 euros d’amende.
Le 12 janvier, Christiane Taubira s’est empressée d’envoyer une circulaire appelant les procureurs à une « grande fermeté » pour toutes les infractions commises à la suite des attentats.
Pour ceux qui avaient encore un doute sur l’indépendance de la justice, ils sont levés. Les procureurs représentent bien le bras armé du pouvoir politique socialiste, plus personne ne peut en douter.


Les enfants particulièrement ciblés.

Outre une série impressionnante de condamnations allant jusqu’à de la prison ferme pour des personnes en état d’ébriété, un déficient mental, un chauffard, une mère de famille, des employés municipaux, les enfants sont devenus la cible privilégiée de nos dirigeants bien décidés à terroriser tout le pays.
Nantes. Une jeune fille prend le tramway avec ses sœurs et une amie. Des contrôleurs se présentent et demandent leur titre de transport. Après une altercation verbale, la plus jeune leur lance « On est les sœurs Kouachi, on va sortir les kalachnikovs ». Les contrôleurs appellent la police, elle est mise en garde-à-vue puis présentée à un juge en comparution immédiate qui la met en examen pour apologie du terrorisme. Elle a 14 ans…
Toujours à Nantes. Décidément… Un lycéen publie sur son mur Facebook une caricature qu’il trouve particulièrement « marrante » selon ses propres termes. En juillet 2013, Charlie Hebdo sort une couverture qui montre un Egyptien se faire trouer de balles malgré un Coran tenu devant lui avec la légende « Le Coran, c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles ». Le lycéen trouve sur Internet une parodie de cette caricature qu’il publie. Elle montre un journaliste tenant ce même exemplaire de Charlie Hebdo, troué de balles, avec la légende « Charlie Hebdo, c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles ».
Quelques jours plus tard, il est interpellé par la police chez lui et placé en garde-à-vue puis déféré le lendemain après avoir passé la nuit en cellule. Le parquet, requiert son placement en liberté surveillé et sa mise en examen pour apologie du terrorisme. Il a 16 ans…


Quand des enseignants deviennent des auxiliaires de police

La palme de l’hystérie collective revient incontestablement à ce chef d’établissement qui se reconnaîtra. L’histoire est racontée par une éducatrice chargée de recevoir les mineurs déférés en comparution immédiate. (2)
Jeudi 8 janvier. Un collégien fait une minute de silence avec sa classe en hommage aux victimes des attentats. Vendredi, le professeur de français propose à ses élèves un débat sur ce qui vient de se passer. N’ayant pas bien compris qu’il s’agissait autant d’un piège que d’une réelle volonté de débattre avec les élèves, l’enfant lève la main et dit « ils ont eu raison ». Au lieu de demander des explications, d’écouter, puis d’expliquer comme tout bon professeur aurait dû le faire, le censeur lui ordonne immédiatement : « si tu penses ça, sors de ma classe ».
La suite est hallucinante.
L’élève se rend chez la Conseillère Principale d’Education qui lui explique pourquoi il était interdit de penser que les terroristes « ont eu raison ».
Dimanche, l’enfant va à son match de foot. Il fait une minute de silence avec ses camarades. « C’était bien, on était tous en rond, on se tenait par le cou », raconte-t-il.
Lundi matin à l’école, il est convoqué chez le principal. Mardi matin, il est re-convoqué. L’enfant s’excuse et exprime ses regrets.
Mardi, le principal le convoque à nouveau, avec ses parents cette fois. Il leur apprend que leur enfant est exclu pour une semaine, « une mesure conservatoire »… En attendant le conseil de discipline où il risque une exclusion définitive.
Mercredi, le principal, grand pédagogue devant l’éternel va porter plainte contre l’enfant au commissariat.
Jeudi, l’enfant et ses parents se rendent à la convocation de la police « pour être entendu ».
L’enfant est alors arrêté et placé en garde-à-vue.
Il va passer 24 heures dans les geôles de la république nationale socialiste.

Vendredi matin, menotté, il est présenté au juge pour une mise en examen d’apologie du terrorisme.

A 14 ans, l’âge où les adolescents sont en pleine puberté, où ils sont en train de construire leur repères, où ils pensent plus aux filles qu’à la politique ou à leur avenir. A 14 ans, cet enfant aura connu l’enfermement dans une cellule, la garde-à-vue, les menottes, l’audition devant un juge… Pour 4 mots…
4 mots de trop qui vont probablement lui valoir une condamnation qui le suivra tout au long de son existence. 4 mots qui lui vaudront d’être fiché parmi les auteurs d’infractions à caractère terroriste. 4 mots qui vont foutre toute sa vie en l’air.

Ce qui est particulièrement révoltant dans cette histoire, outre le caractère totalement disproportionné de la procédure compte tenu de l’âge du présumé futur terroriste, c’est le véritable piège tendu par l’école aux enfants qu’elle est pourtant censée éduquer et protéger.
Cet enfant ne demandait rien à personne. Il ne s’est pas exprimé dans la rue, ou même sur Internet. Il a simplement répondu à une question de son professeur.
Alors que l’école devrait être un lieu de pédagogie, d’explications, de dialogues, nos gouvernants socialistes, bien aidés en cela par certains fonctionnaires zélés, sont en train de la transformer en lieu de délation et de répression, bientôt en un vaste camp de ré-éducation pour 12 millions d’enfants.


Le plus grand hold-up de l’histoire après celui du 11 septembre

Au nom de la préservation de la liberté d’expression, l’état socialiste est en train de réaliser le plus grand hold-up de l’histoire sur nos libertés fondamentales. Juste après celui de Bush le 11 septembre 2001.
Le raisonnement est le suivant : les terroristes ont voulu faire taire Charlie Hebdo donc la liberté d’expression. Ceux qui ne condamnent pas les terroristes sont par conséquent contre la liberté d’expression. Ils doivent être jugés, enfermés et privés de liberté, notamment d’expression. C’est logique ? Non, c’est totalitaire, stupide et totalement incohérent, bref, socialiste.
Deux poids de mesures ? Oui, parfaitement, c’est exactement cela. Qu’un enfant dise 4 mots de trop, il est broyé, détruit, marqué à vie au fer rouge.  Pendant ce temps, Charlie Hebdo publie une nouvelle caricature qui provoque des dizaines de morts, des émeutes dans plusieurs pays, des drapeaux français brûlés à travers le monde, ça s’appelle la « liberté d’expression ».


Ils n’ont pas tué Charlie

Charlie Hebdo n’est pas mort. Avec plus de 7 millions d’exemplaires à 3 €, ils sont en train de ramasser l’équivalent de plusieurs années de chiffre d’affaires avec un seul numéro.
C’est la liberté qui est morte ce 7 janvier 2014. Valls, futur candidat à la primaire socialiste pour les prochaines présidentielles a prévenu les enfants : « votre génération doit s’habituer à vivre avec ce danger pendant un certain nombre d’années » (3). Tirant profit des attentats, le gouvernement socialiste est en train de mettre en place la politique la plus répressive jamais appliquée depuis le régime de Vichy.
Leur but est simple. Après avoir imposé au pays une minute de silence, ils vont nous imposer 2 ans et demi de silence, le temps d’arriver aux prochaines présidentielles. Je ne vous fais pas de dessin, C’est devenu trop dangereux de dessiner. Soit vous tombez sous les balles de terroristes, soit vous tombez dans les geôles de la république socialiste laïque.

La dictature c’est maintenant.

MAJ: Le 28 janvier, on apprend qu'un enfant de 8 ans a passé 2 heures dans un commissariat et qu'il est poursuivi, selon son avocat, pour "apologie d'actes de terrorisme".

(1) http://urlz.fr/1ndM
(2) http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/20/apologie-dacte-terrorisme-jai-leve-main-jai-dit-ils-ont-eu-raison-257212
(3) http://rmc.bfmtv.com/point-de-vue/terrorisme-votre-generation-doit-s-habituer-a-vivre-avec-ce-danger-dit-valls-aux-lyceens-641942.html