jeudi 24 décembre 2015

Roms: des personnes en situation irrégulière et une classe ethnique comme modèle d'intégration

Jeff Pachoud AFP


A Saint-Genis-les-Ollières, dans la banlieue lyonnaise, le préfet met en place une classe ethnique et choisit des Roms en situation irrégulière comme modèles d'intégration

On croyait le socialisme à la française disparu corps et âme avec les renoncements successifs de Hollande à toutes ses promesses électorales. Et bien non. Qui a dit que le parti socialiste était un parti raciste avec des dirigeants qui appellent à la haine ? (1)
Il existe encore en France des préfets généreux, humanistes et la main sur le cœur qui n’hésitent pas une seconde à violer la loi pour imposer leur vision de la solidarité. Les socialistes peuvent s’en féliciter, les autres peuvent au choix s’en indigner, en pleurer, ou y trouver une raison supplémentaire de voter Front National.

Saint-Genis-les-Ollières est une petite commune de l’ouest lyonnais qui compte un peu plus de 4 000 habitants. Pour le plus grand bonheur de ses habitants, elle abrite un terrain appartenant à l’état et sur lequel sont déjà hébergés 85 demandeurs d’asile.
Pas totalement désintéressé et soucieux de marcher dans les traces de son prédécesseur, Michel Delpuech, nouveau préfet du Rhône, décide de lancer « son » programme pour les Roms : « I2E » comprenez « Intégration par l’Ecole et l’Emploi ».
L’idée est de casser les 3 gros bidonvilles de la région lyonnaise qui comptent environ 400 habitants et d’en choisir 150 sur lesquels on va tenter une expérience « d’intégration » en signant un contrat sur 3 ans. Pour cela le préfet a besoin d’un terrain. Il choisit celui de Saint-Genis-les-Ollières.

Des travaux effectués en violation du code de l’urbanisme

Le maire ainsi qu’une bonne partie de ses administrés ne l’entendant pas de cette oreille commencent par protester. Se croyant dans un état de droit, le maire engage même plusieurs référés devant le tribunal administratif afin de faire annuler les travaux d’aménagement du site. Mais lorsque le Directeur Général des Services de la mairie vient sur le site notifier aux entreprises la décision de la mairie de saisir le tribunal administratif qui implique obligatoirement une suspension des travaux, il est interpellé par les gendarmes pour… violation de domicile.
Ni une ni deux, le lendemain, toute la presse aux ordres titre sur la tentative du maire de « stopper illégalement les travaux ». L’explication donnée par la préfecture aux journalistes est que le terrain appartenant à l’état, le maire n’y aurait aucun pouvoir. En gros, on est dans un état de non-droit où la loi s’applique partout sauf sur les propriétés de l’état. Vous comprenez ? Sauf que cette explication est fausse et mensongère.
L’article L600-3 du code de l’urbanisme prévoit très clairement qu’une suspension des travaux peut être obtenue dès qu’une requête en annulation d’un permis de construire est déposée et ce, bien évidemment, quel que soit le propriétaire.
Il paraît que lors de l’audience, le juge ne s’est d’ailleurs pas privé de le faire remarquer au représentant de la préfecture qui l’a regardé avec dédain en mode : « si tu savais où je me le mets ton article L 600-3 étant donné que toi et moi on sait très bien que tu vas rejeter leur requête. »
Bon, attention, si jamais vous vous prenez un référé contre un permis de construire par la mairie de votre domicile, ne vous amusez pas à jeter le fonctionnaire municipal à coups de pieds dans le c… et à continuer les travaux. Cette magouille illégale n’est valable que si vous êtes préfet. On me suggère que ça peut aussi marcher si vous êtes élu socialiste. Je ne sais pas. Il faut voir.

Une classe ethnique hors la loi

Le projet « I2E » prévoit donc une insertion par l’école. Mais quelle école ? L’école de la République ? Vous rigolez ? Ce sont des Roms voyons, pas des citoyens comme les autres. Pas plus qu’ils ne sont égaux aux autres citoyens devant la loi, les enfants Roms de Lyon ne sont égaux devant les autres enfants pour leur droit à l’éducation. Et puis, à Saint-Genis, le préfet et ses amis socialistes font du business, pas de l'intégration. Faut pas rêver.
Les enfants seront donc « scolarisés » dans une classe spéciale, bien à l’écart des écoles du secteur et uniquement réservée aux Roms, comme au bon vieux temps de l’apartheid dont certains socialistes semblent nostalgiques.
Il faut dire que la préfecture du Rhône est championne en matière de classe ethnique. En 2013, déjà, elle avait ouvert une classe réservée aux enfants Roms d’un bidonville, dans le même bâtiment que celui de … la police… Tu parles d’une intégration. (2)
Le défenseur des droits avait exigé et obtenu la fermeture de la classe ethnique en soulignant son caractère discriminatoire. Tu m’étonnes.
La loi est pourtant très claire. Tous les enfants présents sur le territoire français doivent être scolarisés. Deux circulaires du 2 octobre 2012 viennent même préciser les modalités de scolarisation des enfants étrangers et bien évidemment, à aucun moment il n’est question d’ouvrir des classes transitoires réservées à des enfants en fonction de leur origine ethnique.


Un contrat avec des personnes en situation irrégulière

C’est la cerise sur le gâteau. La moitié des familles arrivées le 23 décembre à Saint-Genis-les-Ollières sont en situation irrégulière et sous le coup d’une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français).
En octobre, le préfet distribue des OQTF à tour de bras dans les bidonvilles. En novembre, une famille est même raflée, conduite au centre de rétention et expulsée immédiatement. (Elle reviendra quelques jours plus tard). Toutes les autres tremblent en attendant que la main de fer du préfet s’abatte sur eux. Toutes ? Et bien non. Pas les heureux élus apparemment. La France est un pays magnifique avec une justice à deux vitesses et à Lyon, le préfet tout puissant fait ce qu’il veut et peut même décider d’intégrer dans son programme les Roms qu’il vient pourtant de déclarer en situation irrégulière.
Dans les OQTF que nous avons pu consulter, le préfet précise pourtant : « considérant qu’il apparaît clairement que monsieur C. vit dans des conditions d’existence particulièrement précaires, qu’il n’a pas d’emploi déclaré, ne dispose pas de moyens de subsistances ou de ressources suffisantes… Considérant que cette décision ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale dès lors qu’il ne justifie pas d’une intégration économique et sociale notable… Monsieur C. ne dispose plus d’aucun droit au séjour… Monsieur C. a obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours »
En octobre, monsieur C. est donc un méchant Rom qui vit de mendicité, qui refuse de s’intégrer, qui n’a rien à faire en France et à qui le préfet ordonne de retourner en Roumanie. Et en décembre, monsieur C. est un gentil Rom à qui le préfet va payer le gite, le couvert, donner 4 € par jour et signer un contrat d’assistanat sur 3 ans. Elle est pas belle la vie ?

Alors grosse bévue de la préfecture ? Non. Il s’agit tout simplement d’une preuve de plus de la totale incompétence de l’état socialiste qui dans ce domaine comme dans d’autres fait absolument n’importe quoi.

Mais cette incompétence pourrait bien avoir des conséquences pour certains. Et oui, en France socialiste on n’aime pas les bénévoles qui viennent en aide aux étrangers en situation irrégulière. Ca s’appelle le « délit de solidarité » et ça vient d’être remis au goût du jour par le gouvernement avec la condamnation d’une retraité de 72 ans coupable d’avoir simplement accompagné à la gare deux Erythréens en situation irrégulière.
L’article L622-1 du CESEDA (Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et des Demandeurs d’Asile) stipule en effet que « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 Euros ». (3)
Sur ordre du gouvernement, les juges sont redevenus impitoyables quand il s’agit de citoyens normaux. Que vont-ils dire quand il s’agit d’un préfet ? On est impatient de le savoir.


Cette histoire des Roms de Saint-Genis qui ne fait que commencer est emblématique à plusieurs niveaux.

Elle rappelle que nous ne vivons plus dans une démocratie où la loi est la même pour tous, mais dans un état de non-droit où des préfets tout puissants peuvent impunément violer la loi sans jamais être inquiétés.
Elle démontre l’hypocrisie insupportable d’une justice socialiste aux ordres qui d’un côté a la main très lourde sur les citoyens lambda et de l’autre autorise les puissants à violer impunément la loi.

Tout ceci devient de plus en plus insupportable. On a compris la stratégie électoraliste du parti socialiste qui consiste à faire monter le Front National le plus possible dans l’espoir de se retrouver au second tour face à lui.

Mais que les préfets, représentants de l’état républicain se transforment en vulgaires militants socialistes et se prêtent à ces petites magouilles politiciennes en violant les lois qu’ils sont censés faire respecter en dit long sur l’état de décomposition de notre pays.

Quand tout cela va exploser, il ne faudra pas s’étonner.




mercredi 16 décembre 2015

Marine relaxée, Valls démasqué

 
©Reuters


Le tribunal correctionnel de Lyon vient de relaxer Marine Le Pen dans l’affaire des prières de rue. Ce faisant, il nous confirme que Manuel Valls est un incorrigible menteur.

En 2010, Marine Le Pen déclarait à propos des prières de rue : «Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’Occupation, on pourrait en parler pour le coup. Parce que ça, c’est une occupation du territoire. … Certes, il n’y a pas de blindés, pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même.»

Ni une ni deux, des associations lui tombaient dessus et portaient plainte pour incitation à la haine raciale. On remarquera au passage la réactivité de la justice française qui se prononce seulement cinq ans après les faits.

Le jugement est mis en délibéré, histoire de ne pas troubler la campagne électorale des uns et des autres. Marine Le Pen risquait un an de prison et 45 000 € d’amende. Alors forcément, avant les régionales, une éventuelle condamnation aurait fait désordre et aurait pu être interprétée comme une forme de censure politique. Quelle horreur ! Pas de ça chez nous.

Finalement, le tribunal correctionnel a choisi la relaxe, conformément aux réquisitions du procureur, le représentant du gouvernement socialiste.

Par cette décision la justice française vient en réalité nous dire que toute la campagne des régionales et celle de Manuel Valls en particulier n’était qu’une monumentale opération de manipulation des électeurs.

Et oui. Pendant toute la campagne, Valls et les socialistes nous ont expliqué que le Front National est un parti raciste et antisémite qui prône la haine des musulmans et veut dresser les citoyens les uns contre les autres. Rappelez-vous des déclarations de Valls pendant la campagne : « C’est une arnaque, le Front National », « Un parti antisémite, raciste, qui n’aime pas la République », « l'extrême droite qui prône la division qui peut conduire à la guerre civile. » 

Et non. Nous disent les juges. Marine Le Pen ne tient pas des propos pénalement condamnable et n’incite pas à la haine raciale. Son discours s’inscrit dans le cadre du débat politique et de la liberté d’expression … Et oui, puisqu'il parait que nous sommes tous Charlie, Marine aussi est Charlie…

Alors de deux choses l’une.

Soit Manuel Valls et les socialistes nous ont menti pendant deux semaines et particulièrement entre les deux tours parce que le Front National n’est pas, au moins au sens juridique du terme, un parti raciste et antisémite et sa dirigeante n’est pas pénalement condamnable.

Soit les juges, comme le procureur qui avait demandé la relaxe, sont aux ordres du gouvernement socialiste et il ne faut surtout pas condamner Marine Le Pen parce qu’elle doit rester sur le devant de la scène politique afin qu’on puisse s’en servir comme d'un épouvantail pour faire peur aux moutons, pardon aux électeurs.

L’une n’excluant d’ailleurs pas l’autre.

Dans tous les cas, ce jugement de relaxe de Marine Le Pen est une démonstration supplémentaire que ce gouvernement, Valls et les socialistes nous mentent à longueur de temps et plus encore au moment des élections.

Et Monsieur Valls n’est pas seulement un menteur, il est en plus un usurpateur qui ne connaît même pas les lois. Faut-il lui rappeler que le racisme et l’antisémitisme sont des délit, merde, quand même !

La France est un pays formidable où le premier ministre accuse des responsables politiques de commettre des délits, mais ne porte pas plainte contre eux. La France est un pays  formidable où le premier ministre affirme qu’un parti a pour unique objectif de nous plonger dans la guerre civile mais il refuse de l’interdire. Vous y comprenez quelque chose ? Moi non plus.

Ou plutôt si.

Les socialistes ont fait du racisme et de l’antisémitisme un fond de commerce électoral dont ils se servent quand ça les arrange. Avec un parti socialiste moribond qui représente moins de 17% des inscrits, Manuel Valls n’a qu’une seule solution: espérer se retrouver face au FN au second tour et attendre que la droite lui renvoie l’ascenseur des régionales.

Sans Le Pen, Valls n’est rien. Sans le Front National, le Parti Socialiste n’existe plus.

Ca y est, vous avez compris ?

mercredi 9 décembre 2015

Le Front National, le Parti Socialiste et la Morale




D’après tous les dirigeants socialistes, grands donneurs de leçons devant l’Eternel, le vote Front National serait un vote un vote immoral, un vote contre la République, un vote contre la France.

Ce serait immoral de voter Front National ? Ah bon.

Messieurs les socialistes, c’est vrai qu’en ce qui concerne la morale, vous et vos dirigeants êtes des modèles du genre.

Vous trouvez ça moral que Cahuzac, ministre chargé de la lutte contre la fraude fiscale, ouvre des comptes en Suisse pour échapper au fisc ?

Vous trouvez ça moral que Valls, premier ministre, utilise un Falcon payé par l’état pour assister à un match de foot à Berlin avec ses enfants ? (1)

Vous trouvez ça moral que Hollande, Président de votre République exemplaire, se balade à scooter en pleine nuit, dissimulé sous un casque, pour aller tromper sa compagne avec une maîtresse ? (2)

Vous trouvez ça moral qu’un Président, une fois élu, fasse exactement le contraire de tout ce qu’il avait promis quand il était candidat et qu’il puisse compter sur l’appui indéfectible de députés qui, eux aussi, ont passé leur temps à mentir à leurs électeurs ?

Vous trouvez ça moral de mettre sous surveillance l’ensemble des Français avec une loi sur le renseignement qui n’a pas empêché des terroristes revenus de Syrie de perpétrer les attentats les plus meurtriers que nous avons connu en France ? (3)

Vous trouvez ça moral d’augmenter les impôts de manière continue pendant 3 ans, y compris sur les catégories les plus modestes comme les retraités ?

Vous trouvez ça moral de soutenir un Président qui nous avait promis d’inverser la courbe du chômage alors que la situation de l’emploi se dégrade sans cesse depuis son élection avec aujourd’hui plus de 6 millions de chômeurs ?

Vous trouvez ça moral de vous accrocher au pouvoir en refusant toute remise en cause de votre politique alors que vous représentez aujourd’hui 23% des inscrits, c’est-à-dire 11% des Français ?
Le plus impopulaire des dictateurs de la planète est plus populaire que votre Grand Parti de la Morale.

Alors vous savez où vous pouvez vous la mettre votre morale socialiste ?



(3) http://philippealain.blogspot.fr/2015/03/la-dictature-cest-maintenant.html

vendredi 4 décembre 2015

A Lyon, la liberté d’expression nuit gravement à la consommation

Ils ne savent décidément plus quoi inventer pour nous priver de nos libertés.

Cette fois, c'est le préfet du Rhône qui décide d’interdire toutes les manifestations des 5 et 6 décembre 2015 à Lyon en avançant un motif absolument ahurissant pour le représentant des valeurs d’un pays qui s’autoproclame patrie des droits de l’homme.

Selon lui, la liberté d’expression est aujourd'hui incompatible avec la société de consommation et il faut donc interdire toutes les manifestations. Il justifie les interdictions en précisant : « Ce samedi et ce dimanche correspondent au premier week-end d’une intense activité commerciale à l’occasion des fêtes de fin d’année et une foule très nombreuse est attendue dans les rues commerçantes de Lyon, notamment dans le centre-ville ».

Le préfet du Rhône  va donc mobiliser toutes les forces de l’ordre pour que les magasins puissent développer le plus possible leur chiffre d’affaires… « Cette forte mobilisation ne saurait être détournée pour la gestion de manifestations sur la voie publique » ajoute-t-il, expliquant à tous ceux qui ne l’auraient pas compris quelles sont les priorités d’un gouvernement socialiste.

Un préfet qui se transforme en VRP de la Chambre de Commerce et qui mobilise tous les moyens de l’état pour relancer la consommation moribonde à défaut de combattre le chômage ou la baisse du pouvoir d’achat, voilà assurément un grand serviteur de l’état comme on les aime au parti socialiste.

On vous prive de vos libertés fondamentales dont celle de manifester uniquement pour vous permettre de faire vos courses de Noël sous haute surveillance policière. On vous rendra votre liberté une fois que vous aurez bien dépensé votre argent.

Voici la société idéale du parti socialiste : achetez, dépensez, consommez et fermez-là. Une société aseptisée, sans contestation où la défense des valeurs démocratiques passe obligatoirement par la consommation. Ils nous ont déjà fait le coup après les attentats. Il faut relever la tête, retourner aux terrasses des cafés, retourner aux spectacles et maintenant, retourner dans les magasin. Comme si la seule liberté qui était menacée était celle de consommer.

Après ça, ils vont nous dire qu’il faut absolument voter dimanche parce que nos valeurs sont en danger. Mais lesquelles ? La sacro-sainte société de consommation ? Non, pas de danger, celle-là est consacrée maintenant par l’état d’urgence. Les autres, les vraies, on vient de nous les voler avec ce même état d’urgence.

Bien évidemment, cette attitude du préfet n’est qu’une vaste hypocrisie dans la plus pure tradition socialiste. Si jamais une manifestation était maintenue, on peut être certain que tous les policiers destinés à protéger les gentils citoyens qui font leurs achats de Noël, seraient rapidement réaffectés à l’interpellation des vilains citoyens qui préfèrent la liberté d’expression à la liberté de consommation.

Valls, Cazeneuve et Cambadélis nous promettent Vichy si Marine Le Pen arrive au pouvoir. Le problème c’est que le Maréchal est déjà revenu et que le parti socialiste vient de lui redonner les pleins pouvoirs en votant l’état d’urgence.

samedi 21 novembre 2015

Attentats: l’incompétence criminelle de ceux qui nous gouvernent


Photo: AFP

Vendredi 13 novembre 2015, une série d’attentats à Paris, revendiquée par l’état islamiste, a fait 130 morts et plus de 350 blessés. Il s’agit de la pire attaque terroriste jamais menée en France. Au moins 7 kamikazes se sont fait sauter ou ont tiré sur la foule, notamment au Bataclan. Contrairement aux attentats de janvier, les terroristes ont visé cette fois des lieux très fréquentés afin de faire le maximum de victimes : cafés, restaurants, salle de concert et stade de France.

C’est le deuxième épisode terroriste d’envergure qui frappe la France en 10 mois. Après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercacher, ce même gouvernement nous avait expliqué la nécessité de prendre des mesures exceptionnelles pour que cela ne se reproduise plus.
La loi sur le renseignement, calquée sur le Patriot Act des Américains après le 11 septembre, autorisait la surveillance de masse des communications téléphoniques et d’Internet. (1)
A l’époque Valls nous l’assurait : «Cette surveillance renforcée concernera les communications des seuls terroristes».
Le site « stop-djihadisme.gouv.fr » était présenté comme l’arme absolue contre le terrorisme. En dénonçant tout ceux qui portent une barbe un peu trop longue ou encore ceux qui ont changé leur régime alimentaire, on devait identifier et neutraliser les terroristes potentiels. (2)
Quelques mois plus tard, on nous explique que ce sont des bombardements aériens contre Daesh en Syrie qui vont nous sauver. C’est de la « légitime défense » qui permettra d’empêcher les djihadistes de venir commettre des attentats en France.

Aujourd'hui, on ne peut que constater l’inefficacité absolue de toutes ces gesticulations politiques. Tout à recommencé. En bien pire.

Le profil des terroristes, leur parcours et la façon dont ils ont pu, tranquillement, préparer les attentats est un scandale absolu qui aurait dû entraîner la démission de n’importe quel responsable digne de ce nom.

La plupart des terroristes sont connus des services de police, ils sont fichés, certains ont même été condamnés. Malgré cela, ils ont pu, en toute impunité, faire des aller-retour entre la France et la Syrie avant de venir commettre les attentats.

Samy Amimour est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en octobre 2012 pour « association de malfaiteurs terroristes » alors qu’il tente de partir au Yemen. Son passeport lui est retiré. Cela ne l’empêche pas de partir en Syrie un an plus tard et de revenir en France incognito pour participer aux attentats malgré un mandat d’arrêt international contre lui.
Omar Ismail Mostefai fait l’objet d’une fiche « S » en 2010. Fin 2014, il est signalé par les autorités turques pour son appartenance à la mouvance djihadiste. D’après des officiels turcs, la mise en garde d’Ankara a été ignorée. Il part en Syrie et revient tranquillement commettre les attentats
Et que dire d’Abdelhamid Abaaoud, présenté comme le cerveau présumé des attentats du 13 novembre, recherché par toutes les polices du monde, qui se cachait à Saint-Denis, à quelques centaines de mètres du stade de France. Il est arrivé tranquillement en passant par la Grèce.
Aboudaoud en France, c’est un peu comme si on avait dit aux Américains que Ben Laden était présent sur le sol américain après le 11 septembre et se baladait tranquillement à New York plusieurs jours après les attentats. Impensable ! Impossible ! Ah non, impossible n’est pas français.

Alors, relayés par les médias, nos dirigeants nous assurent que les attentats sont une fatalité et qu’ils n’y peuvent rien. Manuel Valls, premier ministre, multiplie les interventions télévisées pour nous dire qu’il y aura d’autres attentats. Valls ne sait pas si le chômage va diminuer un jour, Valls ne sait pas si la dette va diminuer un jour, mais s’il y a une chose dont Valls est bien certain, c’est que les attentats, eux, vont augmenter.

La preuve est faite que le gouvernement est incapable d’assurer sa première mission qui consiste à protéger la vie de ses propres citoyens.

Les socialistes sont des orfèvres en matière de manipulation. A peine les premiers morts sont-ils tombés qu’ils nous rabâchent les oreilles avec le même discours qu’en janvier. « C’est notre modèle de société qui est attaqué, c’est notre liberté qu’ils veulent tuer, nous ne céderons pas… »

C’est un mensonge pur et simple de soutenir que les terroristes ont attaqué nos valeurs.

La Suisse a les mêmes valeurs que nous, les Suisses ont le même mode de vie. Pourtant, ils ne sont pas pris pour cible par les terroristes. Pourquoi ? Tout simplement parce que Daesh aussi fait de la politique. Ils ne s’attaquent qu’à ceux qui les attaquent.
Ce n’est pas la France qui a été visée le 13 novembre, c’est la politique étrangère militariste de gouvernements successifs qui nous plongent dans des guerres sans nous demander notre avis. Il ne s’est pas passé 2 mois entre les premières frappes aériennes françaises contre Daesh et la riposte des islamistes. Au Bataclan, les survivants ont rapporté les paroles des terroristes expliquant clairement leur geste: « c’est la faute à Hollande, il n’a pas à intervenir en Syrie ».

Libye, Mali, Syrie, la France n’a cessé ces dernières années d’intervenir à l’étranger pour « combattre le terrorisme ». Voilà le résultat aujourd’hui: 130 morts, 350 blessés.

De deux choses l’une, soit dans leur très grande naïveté, Hollande, Valls et ceux qui nous dirigent pensaient probablement que les terroristes allaient nous remercier de les bombarder en nous envoyant des fleurs.
Soit Hollande, Valls et ceux qui nous dirigent savaient très bien que Daesh nous enverrait des kamikazes pour se venger et alors ils joué avec nos propres vies et ils croient se dédouaner en nous disant qu’ils nous avaient prévenus.

Les terroristes du 13 novembre sont des lâches. Massacrer à bout portant des civils désarmés est à la portée de n’importe quel psychopathe cocaïné.
Ceux qui nous dirigent sont des lâches. Ils jouent avec la vie de leur concitoyens, confortablement assis derrière leurs bureaux et leurs domiciles ultra-protégés. Incapables d’empêcher des fous meurtriers de nous assassiner.

Ils refusent obstinément d’assumer la moindre responsabilité en évitant soigneusement de se demander si la raison de tous ces massacres n’est pas à chercher d'abord du côté de  leurs propres décisions politiques.

Cette lâcheté criminelle des hommes politiques est générale. Alors qu’ils nous expliquent que les terroristes en veulent à notre liberté, ils décident eux-mêmes de nous supprimer notre liberté en votant l’état d’urgence par 552 voix pour et 6 voix contre.

Les socialistes ont exactement le même objectif que les terroristes qu’ils prétendent combattre: ils veulent, eux aussi, tuer la démocratie afin de se maintenir au pouvoir. Seuls les moyens diffèrent. Daesh vient de leur donner un prétexte extraordinaire pour mettre en place leur stratégie 18 mois avant les présidentielles.
En janvier 2015, juste après les attentats, Manuel Valls l’avouait involontairement dans un discours : « Loin de moi l'idée de déposer, après ces événements, la moindre chape de plomb sur notre débat démocratique, et vous ne le permettrez pas, de toute façon. » (3)
En novembre 2015, avec l’instauration de l’état d’urgence, Hollande permet à Valls de mettre la chape de plomb sur notre pays. Ils ne l’enlèveront pas avant d’être réélus.

En attendant, nous allons continuer à payer de nos vies leur incompétence et leur lâcheté.





vendredi 2 octobre 2015

Syrie: la France bombarde des enfants

©AFP

Le 27 septembre 2015, Hollande et Fabius se sont fait plaisir en bombardant la Syrie. Depuis le temps qu’ils en rêvaient... Pendant 5 heures, 5 avions de chasse Rafale ont pilonné un camp d’entrainement de l’état islamique en Syrie. « Il s’agit d’une frappe délibérée sur un objectif reconnu préalablement. Nos renseignements recoupés avec ceux de la coalition ont clairement établi que ce camp est occupé et actif », précise le Ministère de la Défense.

Mais voilà. L’incompétence des socialistes et de Hollande dans tous les domaines : dette, chômage, fraude fiscale… s’étend aussi aux opérations militaires.

Selon une ONG syrienne, le raid contre le camp d’entrainement aurait fait 30 morts, parmi lesquels 12 enfants, soit pratiquement la moitié. (1)

Il faut quand même se rappeler que l’opération française a été précédée de nombreux survols de la Syrie pour repérer les cibles. Alors soit le bombardement de ce camp d’entrainement où se trouvaient de nombreux enfants est volontaire et c’est très grave, soit c’est la preuve de la totale improvisation des opérations françaises en Syrie et c’est tout aussi grave. Aujourd’hui la France bombarde des enfants, demain elle bombardera des civils ?

Et non content de massacrer des enfants, on viole en plus le droit international. Les frappes françaises sur un territoire souverain, reconnu par l’ONU sont effectuées sans aucune base juridique internationale. Voilà qu’Hollande en Syrie se prend pour Bush en Irak. 

Jean-Yves le Drian, ministre français de la Défense affirme avec fierté : « Nous avons frappé militairement un site extrêmement sensible pour Daech ». Tu m’étonnes. C’est sensible des enfants, surtout ceux qui sont enrôlés de force ou manipulés par des fous. 

On à l’air malin… Nous qui sommes en train de sermonner la Russie car elle frapperait, non pas les terroristes de l’état islamique, mais les terroristes d’Al Quaïda armés et financés par l’Amérique, la France et l’Arabie Saoudite. (1)

Vous ne saviez pas ? En Syrie, il y a les bons terroristes et les méchants terroristes. Les bons terroristes, ce sont les terroristes qui massacrent, pillent, assassinent tous ceux qui sont pour Bachar El Assad mais qui sont financés par les Américains et leurs valets.
Les méchants terroristes, ce sont les terroristes qui massacrent, pillent, assassinent tous ceux qui sont pour Bachar El Assad, mais qui menacent les Américains et leurs valets. 

Nous, la France, on frappe les méchants terroristes, enfin, leurs enfants surtout. Ils courent moins vite, c'est plus facile.
Les Russes, eux, frappent les terroristes, les « bons » et les « méchants ». Et ça, ça contrarie fortement Hollande qui est en train de devenir tout rouge de colère : « c’est Daech qu’il faut viser et pas les autres » répète-t-il à Poutine… Sinon quoi ? On ne vendra pas nos Mistral à la Russie ?

Hollande, ce nain politique qui se cache derrière un casque, à califourchon derrière son garde du corps, pour des parties de jambes en l’air avec sa maîtresse veut peser sur la scène internationale et donner des leçons de géostratégie à Poutine. La bonne blague.

A Moscou, on en rigole encore.

Pendant ce temps, en Syrie, on enterre les enfants tués par des bombes françaises.

(2) http://philippealain.blogspot.fr/2015/02/arevashima-fiasco-industriel-et.html