vendredi 25 mars 2016

Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants



Il parait que la France est la patrie des droits de l'homme. Avec l'état d'urgence en voie de constitutionnalisation, elle est surtout devenue la patrie du non droit et des bavures policières. Aujourd'hui, plus qu'hier, les violences policières sont de plus en plus nombreuses et toujours aussi peu sanctionnées, preuve s'il en fallait qu'elles sont bien le fruit d'un système et non le fait de quelques fonctionnaires ultra violents.

Il est 06.30 ce matin du 24 mars lorsque des élèves du lycée Bergson à Paris placent des poubelles devant leur établissement afin de protester contre la nouvelle loi travail que veut leur imposer le gouvernement. Vers 09.30, des policiers en civil arrivent, puis d'autres, casqués, armés de boucliers et de gazeuses. Des jeunes jettent de la farine et des oeufs dans leur direction, la riposte est immédiate et totalement disproportionnée: gaz lacrymogène, interpellations et violences. Un témoin raconte: " Les policiers ont chargé, ils ont commencé à distribuer des coups de matraque et des balayettes, puis ont tiré des gaz lacrymogènes. Nous sommes tous partis vers l'avenue Bolivar".

Un peu plus loin, un lycéen est violemment interpellé par des policiers: "Ils l'ont rattrapé, ils lui ont fait une balayette, il est tombé au sol et ils l'ont gazé, avant de lui mettre des coups de pied".
Un autre lycéen de 15 ans, noir, est mis au sol par 3 policiers qui lui hurlent dessus: "lève-toi, lève-toi". Le jeune homme se relève. Il est tenu par les policiers et n'oppose aucune résistance. Le même policier qui lui ordonnait de se relever lui assène alors un très violent coup de poing en plein visage qui le renverse. Sa tête heurte lourdement le sol.

Un autre lycéen filme la scène sur son téléphone puis la met en ligne (1). Elle devient virale et, une fois n'est pas coutume, la totalité des médias français relatent les faits.

Une impunité quasi systématique des policiers

Le soir même, Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur ne condamne pas les agissements policiers et se déclare simplement "choqué" par les images. Il précise que l'IGPN est saisie et qu'une enquête administrative est en cours. Le policier responsable lui, n'est même pas suspendu.
L'IGPN... L'Inspection Générale de la Police Nationale... Des policiers qui enquêtent sur d'autres policiers. Un peu comme si on demandait à Cahuzac de lutter contre la fraude fiscale. Une vaste rigolade.
Rien que pour l'année 2104, l'IGPN a traité 876 enquêtes contre des fonctionnaires de police, dont la moitié pour des accusations de violences policières.
Il y a exactement une semaine, l'Organisation Non Gouvernementale ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) publiait une enquête sur 89 cas de bavures policières entre 2005 et 2015. (2)
Sur les 89 cas étudiés par l'ACAT se trouvent 26 décès et 29 blessures irréversibles.

Dans 80% des cas, les policiers responsables ne sont pas condamnés !!!

Ce rapport précise: " Aujourd’hui, les forces de l’ordre françaises jouissent d’une relative impunité lorsqu’elles sont responsables de violences qui violent les principes de proportionnalité et de nécessité. »

Le mécanisme policier pour couvrir les bavures est bien huilé. Généralement les fonctionnaires mis en cause portent plainte contre leurs victimes pour outrage et rébellion après s'être procuré des certificats médicaux avec des interruption temporaire de travail. Le tout assaisonné d'une demande de dommages et intérêts pour le préjudice subit. Que vaut la parole d'un simple citoyen contre celle d'un fonctionnaire de l'état assermenté ? Rien.
Quand une simple plainte avec ITT ne suffit pas pour retourner la situation, les policiers n'hésitent pas à rédiger de faux procès-verbaux. A Aulnay-sous-bois en septembre 2010 par exemple, des policiers avaient tenté de faire croire qu'un automobiliste leur avait foncé dessus. Celui-ci risquait la cour d'assise et une lourde peine criminelle pour un acte qu'il n'avait jamais commis. (3)

Plus récemment, un supporter de foot de 22 ans, étudiant en master de gestion, a été mutilé par un tir de flashball au visage. La police, relayée par le procureur de la République a oser affirmer que l'étudiant était tombé tout seul sur un poteau... (4)

Enfin, plus de 16 mois après la mort de Rémi Fraisse, le militant écologiste de 21 ans tué par un gendarme lors des protestations contre le barrage de Sivens, de nouveaux témoins qui n'avaient jamais parlé aux autorités policières chargées de l'enquête, apportent un nouvel élément capital. Quand il a été tué, Rémi avait les bras en l'air et il criait: "arrêtez de tirer".
L'enquête interne, confiée à l'équivalent de l'IGPN chez les gendarmes a conclu un mois après les faits qu'aucune " faute professionnelle " n'avait été commise par les gendarmes.
Et oui. Vous ne saviez pas ? Lancer une grenade sur un jeune qui a les mains en l'air et le tuer, ce n'est pas une faute. Vous savez maintenant. Et surtout toutes les forces de police et de gendarmerie le savent. Continuez à tuer, vous ne risquez rien.

La jeunesse, priorité de Hollande... et de la police

Le 10 mars 2016, face à la montée de la colère des étudiants contre la loi travail, François Hollande déclarait à propos de la jeunesse: " C’était ma priorité, elle ne changera pas. Jusqu’à la fin du quinquennat, la jeunesse aura des ressources qui seront dégagées pour elle. "
Des ressources ? Quelles ressources ? Avec un taux de chômage de 26% chez les moins de 25 ans, la France est un des pays d'Europe où la situation des jeunes est la pire. A titre de comparaison, le taux de chômage chez les jeunes est de 5% en Allemagne.
Tu en veux des ressources ? Tiens, en attendant prends cette droite et ferme là. Je t'en filerai moi des ressources... Estime-toi heureux que je ne t'ai mis que mon poing dans la gueule, tu as échappé au tir de flashball dans l'oeil.

Cette agression intolérable doit servir d'exemple. Soit le policier n'a pas agit sur ordre et alors il doit être immédiatement suspendu avant d'être licencié de la police pour avoir salit son uniforme et sa profession en agissant comme un voyou.
Soit il a agit sur ordre, en suivant des consignes de répression des mouvements étudiants et alors c'est le ministre lui-même qui doit être viré comme un malpropre ainsi que tout ce gouvernement qui veut interdire à la jeunesse de manifester son opposition à une politique inefficace et dangereuse qui plonge le pays dans le chaos.

Le lendemain, vendredi 25 mars, des lycéens se sont regroupés pour protester contre les violences policières. Ils ont attaqué 2 commissariats. A force de protéger systématiquement ses brebis galeuses, la police, la justice et la République vont se couper définitivement d'une génération qui se sent déjà largement abandonnée. Nul ne pourra alors prévoir ce qui se passera avec des jeunes qui savent qu'aucune autre justice ne leur sera rendue que celle qu'ils se feront eux-mêmes.


© Guillaume Bonnet AFP


(4) http://philippealain.blogspot.fr/2016/02/reims-bastia-un-poteau-agresse-et.html

dimanche 6 mars 2016

La France met à l'honneur le terrorisme, la lapidation et la décapitation

©Reuters

Vendredi 4 mars 2016, dans le silence assourdissant des médias français, on apprend par l'agence de presse saoudienne SPA que François Hollande vient de remettre la Légion d'Honneur, plus haute distinction française au "Prince Mohammed bin Nayef bin Abdelaziz Al Saoud, prince héritier, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l'Intérieur". (1) Cette nomination n'a pas été publiée au Journal Officiel.

L'Arabie Saoudite

L'Arabie Saoudite est une des dictatures les plus meurtrières de la planète. En 2015, 153 personnes ont été exécutées par pendaison, lapidation ou décapitation. C'est la pire année depuis 20 ans. L'année 2016 a été inaugurée par l'exécution de 47 personnes la même journée dont un opposant religieux Chiite, ce qui a déclenché une crise sans précédent avec l'autre grande puissance régionale: l'Iran.

L'Arabie Saoudite est le régime le plus barbare de la planète. Les femmes adultères sont lapidées. On coupe la main aux voleurs. On coupe les mains et les pieds aux auteurs d'actes de banditisme. Les personnes reconnues coupables de diffamation ou d'avoir bu de l'alcool sont fouettées sur la place publique.
Nul besoin d'être un sujet Saoudien pour se voir appliquer ces peines moyenâgeuses. Ainsi en 2015, un retraité britannique a été condamné à 350 coups de fouet parce que la police a retrouvé sur le siège arrière de son véhicule une bouteille de vin.

L'Arabie Saoudite abrite le plus célèbre prisonnier politique au monde. Fin 2014, le blogueur Raïf Badawi a été condamné à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet parce qu'il avait critiqué sur son blog la police religieuse saoudienne.

La France, championne auto-proclamée de la laïcité décore donc un dirigeant d'un pays où l'apostasie est punie de la peine de mort. La France, championne de la défense des droits des homosexuels décore un dirigeant d'un pays où l'homosexualité est punie de la peine de mort.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Les dignitaires saoudiens, eux, sont réputés dans le monde entier pour leurs parties de débauche. Depuis des dizaines d'années, ils viennent passer l'été au large d'Ibiza dans des yachts ultra luxueux, entourés de prostituées. Récemment, ils se sont mis à débarquer sur les côtes françaises en privatisant des plages.
Fin 2015, le prince Majed ben Abdulaziz Al-Saoud est accusé d'avoir menacé de mort des employées qui refusaient ses avances sexuelles pendant un séjour à Beverly Hills. Selon elles, le prince passe sa vie à se saouler, prendre de la cocaïne et mener une vie de débauche avec des prostituées. (2)

Alors pourquoi cette décoration ?

En 2015, La France a vendu pour 16 milliards d'euros d'armement dont 13 milliards au proche-orient. Le plus gros client de la France est... l'Arabie Saoudite.
Si les pétrodollars servent à équiper le royaume saoudien qui se lance aussi dans ses propres guerres, comme celle qu'il mène au Yémen avec la bienveillance des occidentaux, la manne pétrolière est également utilisée pour équiper les voisins. Ainsi l'Arabie Saoudite finançait 
un contrat de 3 milliards d'euros destiné à la modernisation de l'armée libanaise. Contrat suspendu en raison du soutien jugé trop mou du Liban aux dirigeants Saoudiens dans leur persécution contre leurs opposants.
Et puis, le tableau ne serait pas complet si on ne mentionnait pas les Mistral. En prenant prétexte de la situation en Crimée et de la guerre civile en Ukraine, Hollande avait refusé de livrer les Mistral aux Russes, violant ainsi un contrat pourtant signé en bonne et due forme. (3)
Qui est venu sauver la face ? L'Arabie Saoudite, une fois de plus, qui a généreusement financé l'achat des deux bâtiments par une autre très grande démocratie qui brille pour son sens aigu du respect des droits de l'homme: l'Egypte.

La légion du déshonneur.

Cette remise intervient un an après les attentats de janvier qui ont ensanglanté la France. Après ces attentats revendiqués par Daesh, François Hollande avait remis la Légion d'Honneur à titre posthume à plusieurs victimes qui doivent aujourd'hui se retourner dans leur tombe en voyant qu'on décore aussi un des principaux leaders du régime qui inspire, arme et finance les plus grandes organisations terroristes de la planète.

Le régime qui est décoré à travers l'un de ses principaux dirigeants est une dictature sanguinaire qui applique à la lettre la Charia, comme l'Etat Islamique. Quelle est la différence entre Daesh, érigé faussement en ennemi numéro 1 de la France et l'Arabie Saoudite ?
Comme Daesh, l'Arabie Saoudite lapide les femmes adultères, décapite les opposants, coupe les mains aux voleurs. Mais l'Arabie Saoudite vend du pétrole à la France et surtout lui achète des armes, beaucoup d'armes.
On proposerait bien aux dirigeants de Daesh de passer quelques commandes d'armement à la France pour voir si on ne leur propose pas en plus la Légion d'Honneur.

Enfin, le prétexte de la lutte contre le terrorisme est une vaste Hollanderie, pardon, fumisterie. Une de plus. L'Arabie Saoudite a été à l'origine des principaux mouvements terroristes qui ensanglantent la planète, à commencer par Al-Quaïda et Ben Laden.
Selon l'ancien responsable français des renseignements, Bernard Squarcini, l'Arabie Saoudite est le principal financeur des mouvements terroristes en Syrie.

Alors, donner la légion d'honneur à un dignitaire saoudien pour sa contribution à la lutte anti-terroriste, c'est comme décorer un pédophile pour son amour des enfants.

C'est d'une hypocrisie sans nom. En décorant l'Arabie Saoudite François Hollande décore le terrorisme. Et oui. Parce que le terrorisme est indispensable au gouvernement actuel pour se maintenir au pouvoir.
C'est la menace terroriste qui permet au gouvernement actuel de violer toutes les libertés fondamentales dans le pays auto-proclamé des droits de l'homme. C'est encore la menace terroriste qui permet d'appeler à la sacro-sainte unité derrière François Hollande.
C'est enfin la menace terroriste qui permet d'instaurer une répression sans précédent sur toute contestation en instaurant l'état d'urgence permanent qui sera bientôt inscrit dans la constitution.
Sans Daesh, les socialistes français ne sont rien. Toute leur politique depuis 4 ans n'est qu'une succession d'échecs, aussi bien en ce qui concerne la dette, le chômage et maintenant la réforme du code du travail qui va mettre des millions de personnes dans la rue.

S'il n'y avait pas les terroristes et ceux qui les soutiennent pour faire croire aux Français que ce gouvernement sert à quelque chose, il aurait été balayé depuis longtemps. (4)

Ca vaut bien une petite médaille non ?





(4) http://philippealain.blogspot.fr/2015_11_01_archive.html

vendredi 19 février 2016

Reims - Bastia: un poteau attaque et mutile un supporter




Si certains doutaient encore de la dépendance de nos médias en général et de I-Télé en particulier à l'égard du pouvoir, le doute n'est plus permis.

Le 17 février, une "journaliste" sur I-Télé interroge Gilles Simeoni, Président du Conseil Exécutif Corse au sujet des incidents qui ont eu lieu lors du match de foot Reims - Bastia. (1)

"Est-ce que vous condamnez ces incidents ?" commence-t-elle par demander à l'élu, comme s'il pouvait faire autre chose que condamner. Visiblement peu satisfaite de la réponse de Gilles Simeoni qui dénonce les violences, elle en remet une couche, mais attention là, elle envoie du lourd:

" Vous avez pas eu l'impression, ces jours-ci, d'avoir un peu mis de l'huile sur le feu en mettant en doute la version officielle après les incidents samedi à Reims ?" (2)

Allô ? Non mais allô. T'es journaliste et tu accuses un élu d'alimenter des violences simplement parce qu'il remet en cause la version officielle ?

Mais toi, "journaliste" de I-Télé, si au lieu de t'empresser de lécher les bottes de la police, du procureur et du pouvoir que tu sers, tu avais fait ton travail de journaliste, tu aurais probablement appris que ce n'est pas Gilles Simeoni qui remet en cause la théorie officielle, mais la victime elle-même et des témoins direct de la scène.

Rappel des faits:

Samedi 13 février, à la fin du match entre Reims et Bastia, des heurts opposent une dizaine de supporters du club corse à des policiers. 8 personnes sont interpellées et conduites en garde-à-vue. Un étudiant, Maxime, est victime d'un tir de flashball au visage de la part d'un policier et est emmené aux urgences. On apprend plus tard par l'intermédiaire du club de supporter SCB qu'il a perdu l'usage de son oeil.
Immédiatement les réseaux sociaux relaient l'information et Gilles Simeoni, Président de l'Exécutif Corse publie un communiqué de presse dans lequel il affirme que le supporter a été blessé par un tir de flashball et il demande une enquête impartiale. (3)
Le 15 février, le procureur de la république de Reims, Fabrice Belargent, relaie la version policière qui, bien évidemment, exonère totalement les policiers et prétend que le jeune s'est blessé tout seul contre un poteau: (4)

" Il y a eu une course poursuite au terme de laquelle le policier est parvenu a rattraper l'individu, heu, l'a fait chuter pour le neutraliser et selon les déclarations du policier, c'est à cet instant que l'individu aurait chuté et serait tombé, tête la première, sur un des poteaux qui borde heu, le parcours du tram...
Je vous ai apporté des photos de ces poteaux (il montre des photos des poteaux)
Et c'est à cette occasion que l'individu se serait blessé au visage. Lors de la course poursuite avec le policier, après qu'il ait été déséquilibré et qu'il ait chuté."

Jusque là, tout va bien pour le policier, le procureur et surtout notre gentille "journaliste" de I-Télé.
La seule version officielle est celle du poteau qui agresse un supporter et le mutile. Ouf, l'honneur de la police est sauf. Pas besoin de faire une enquête comme un journaliste digne de ce nom. Faut pas déconner, merde, ils ont autre chose à faire.

Mais patatras, voilà qu'apparaissent plusieurs témoignages qui dénoncent exactement le contraire. Sur France Bleu un témoin direct de la scène décrit la scène: (5)

"Ce que j'ai vu, c'est que Maxime était en train de fuir les policiers qui le poursuivaient et il s'est fait tirer dessus par un policier en civil délibérément au visage...
Maxime était poursuivi par des policiers en civil. Un avait un flashball en main. Il lui a visé délibérément à quelques mètres le visage. Quelques secondes après il s'est écroulé par terre, il a été par la suite tabassé, menotté et emmené au commissariat."

Finalement, le procureur, acculé par les témoignages et les contradictions dans la version policière est contraint d'ouvrir une information judiciaire pour "violences volontaires". Brrr. Le poteau en tremble déjà à l'idée de se retrouver en garde-à-vue.

L'impunité systématique des policiers

Et oui, seul le poteau peut craindre la justice. Le policier qui a mutilé le supporter, lui, n'a absolument rien à craindre. C'est un classique de la justice française. Depuis des années, les policiers qui s'amusent à viser le visage avec leur flashball ne sont pas inquiétés. La plupart des affaires ne vont même pas jusqu'à un procès, les procureurs classant sans suite les plaintes.

C'est ce qui est arrivé par exemple en avril 2014 pour un pompier qui a perdu son oeil suite à un tir de flashball. Le procureur de Grenoble classe sans suite pour "absence d'infraction". Si, si.  Pour ceux qui n'auraient pas bien compris, le procureur ajoute même que la grave blessure du pompier « ne résulte donc pas d'une infraction, mais de sa participation à cette manifestation violente et l'emploi de la force légitime proportionnée et nécessaire pour y faire face »
Circulez, ya rien à voir. Si vous ne voulez pas perdre un oeil, vous n'avez qu'à pas manifester.

Avec l'état d'urgence, les policiers peuvent se balader, même en dehors de leurs heures de service avec leur arme. Comme s'il n'y avait pas assez de bavures comme ça pendant les heures de service. Et puis, c'est une nouveauté aussi, les policiers vont bénéficier de la présomption de légitime défense et de l'irresponsabilité pénale. En gros, si un flic vous tire dessus, c'est forcément que vous l'avez cherché alors ne venez pas vous plaindre ensuite. (6)

Alors qu'un policier qui vient de mutiler un étudiant rédige un faux procès-verbal pour se couvrir, on a déjà vu. Qu'un procureur mente comme un arracheur de dents pour couvrir la police, on a déjà vu aussi.
Mais qu'une journaliste d'une chaîne d'information vienne reprocher à un homme politique de "mettre de l'huile sur le feu" simplement parce qu'ils ne croit pas aux mensonges officiels, ça c'est nouveau.

I-Télé et sa journaliste ont, sur cette affaire, bafoué tous les principes déontologique des journalistes, à commencer par le recoupement des sources et le respect du contradictoire.

Ce matin, en Egypte, un policier a abattu un chauffeur de taxi suite à un différend sur le prix de la course. En Egypte, il existe une loi qui punit de prison ferme tous les journalistes qui remettent en cause les versions officielles du pouvoir en matière d'attaques terroristes.

Chez I-Télé, ils se sont crus en Egypte. Ils ont cru à la version officielle de l'attaque terroriste d'un poteau contre un supporter et ils ont eu peur de la prison ferme s'ils remettaient en cause la version de la police. Mais non, journaliste de I-Télé, tu n'es pas en Egypte. Enfin pas encore. Tu as le droit de recouper tes sources, tu as le droit de donner la parole aux témoins qui étaient sur place. Tu as le droit d'enquêter et de faire du vrai travail de journaliste.
Si vraiment, ça ne te plait pas le journalisme, tu peux envoyer un CV chez Ruquier ou chez Hanouna. Peut-être que ça t'irait mieux de faire officiellement le clown et d'être payé pour ça, non ?

L'indépendance des journalistes français, décidément, c'est pas pour maintenant.







(6) http://www.metronews.fr/info/legitime-defense-pour-les-policiers-et-gendarmes-quels-changements-avec-la-nouvelle-loi/mokl!08NwlCqmVDs/

samedi 13 février 2016

La déchéance de Hollande



Jamais un Président n'aura autant menti aux Français. Sur le chômage, la dette, la menace terroriste, mais aussi sur sa vie privée. Comme si tout cela ne suffisait pas, Hollande ment maintenant comme un arracheur de dents sur la déchéance de nationalité dans le silence assourdissant et complice des médias.

Jeudi 11 février, Hollande déclare devant deux journalistes au sujet de la déchéance de nationalité: "Un terroriste qui tue des Français, parce qu'ils sont Français, se met, par son acte lui-même, en dehors de la communauté nationale." Il ajoute pour ceux qui n'auraient pas bien compris: "Ca ne concerne que des terroristes, ceux qui tuent des Français, parce qu'ils sont Français et qui portent là un acte de rupture par eux-mêmes" (1)

Soit Hollande ne sait pas lire le texte voté quelques heures auparavant à l'Assemblée, soit c'est un fieffé menteur et on peut légitimement s'interroger au passage sur la déontologie de Pujadas et de Bouleau qui savent pertinemment qu'il ment mais n'osent pas le reprendre alors qu'il manipule ouvertement l'opinion publique.

Le 16 novembre, devant l'Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès, Menteur 1er déclare ": "La déchéance de nationalité ne doit pas avoir pour résultat de rendre quelqu’un apatride, mais nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né français, je dis bien « même s’il est né français » dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. A l'époque, il promet une déchéance réservée aux binationaux, pour ne par créer d'apatrides et pour les individus condamnées pour terrorisme ou, et les mots sont importants, "pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation".

La version finale adoptée par l'assemblée nationale est la suivante:
«La loi fixe les règles concernant la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne peut-être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu'elle est condamnée pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la Nation.» (2)
Même le mot "terrorisme" a disparu. Pour le reste, on est passé des binationaux à tout le monde, c'est-à-dire que la France va être un des seuls pays au monde à créer des apatrides en violation de tous les traités internationaux. Comme le soulignent parfaitement plusieurs députés, on va en faire quoi ? Ouvrir des camps pour les parquer ?

Enfin pour les motifs de la déchéance, c'est encore plus grave puisqu'on passe de "condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation", à "condamné pour un crime ou délit constituant une atteinte grave à la vie de la nation".
On est très très loin du discours de Hollande et de son intervention télévisée. D'ailleurs, même le mot "terrorisme" a disparu. Un simple délit qui vaut aujourd'hui une amende à son auteur, pourra demain lui valoir de perdre sa nationalité si le juge s'amuse à décider que c'est une atteinte grave à la vie de la nation.

Mais qu'est ce qu'une "atteinte grave à la vie de la nation" ?

Ce concept n'est pas parfaitement défini par les textes. On nous réserve donc des surprises. Il y en a un en revanche qui est très bien défini: "l'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation."
On pourrait penser qu'il s'agit d'attentats ou de tentatives d'attentats, voire d'espionnage ou de haute-trahison... puisque c'est le sujet. Pas du tout. "L'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation" est fréquemment utilisée par les préfets dans le cadre des éloignements des étrangers (tiens, tiens) et là, tenez-vous bien, c'est surréaliste.

Un mendiant

Florent est attrapé par des policiers avec des casseroles et un micro-onde usagé qu'il vient de prendre dans une déchetterie et il est placé en garde à vue. Son casier judiciaire est vierge. La police lui notifie donc un simple rappel à la loi, considérant probablement que la soustraction de quelques casseroles jetées dans un benne par leur propriétaire ne constitue même pas un délit.
Dans le même temps, le préfet, lui, décide que son comportement constitue "une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'intérêt fondamental de la société française".
Il considère que Florent est tellement dangereux qu'il ne le place pas en rétention, ni même en assignation à résidence. Voilà donc un simple mendiant, que le préfet considère comme une menace grave pour l'intérêt fondamental de la société, libre comme l'air et pouvant à tout moment passer à l'acte... brrr, on en tremble encore.

Des manifestants

Trois manifestants écologistes participent à une manifestation interdite pour faire pression sur la participants à la COP 21. Après avoir formé une chaîne humaine, il se retrouvent encerclés, gazés et interpellés. Placés en garde-à-vue avec plus de 300 autres personnes... (il faut bien faire du chiffre), ils sont placés en rétention et reçoivent une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) qui stipule que leur comportement constitue là aussi "une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'intérêt fondamental de la société française".
Plus récemment, la même mésaventure est arrivée à 3 étudiantes italiennes qui participaient à une manifestation à Calais. Là encore, leur comportement constituait une menace pour l'intérêt fondamental de la société française. Après 3 jours de rétention, la préfecture a toutefois décidé de les libérer, reconnaissant implicitement l'illégalité de sa procédure.

La cerise sur le gâteau

Stella est une jolie jeune femme brune aux yeux verts. Lorsqu’elle sourit, c’est comme un rayon de soleil qui réchauffe le cœur, la grisaille environnante se dissipe et on oublie tout. Pour quelques dizaines d’euros, elle emmène les hommes au paradis. Stella a 20 ans, sans domicile et sans ressource, elle se prostitue pour survivre.
Un jour, la police embarque la jeune femme et lui dresse un procès-verbal de notification d’un rappel à la loi. Le PV lui reproche d’avoir commis l’infraction suivante: « racolage public, en l’espèce se livrer à la prostitution sur la voie publique ».
Stella aurait pu ressortir de sa garde à vue et aller se reposer après une nuit éprouvante. Mais non, on est en France socialiste. Il faut absolument flatter l’électorat raciste et les ambitions politiques du ministre de l’intérieur de l'époque, un certain Valls, l’un et l’autre étant profondément liés. Alors, dans la foulée du PV de rappel à la loi, la police rédige une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Sur quelle base ? Devinez.
Non ! Et bien si !
« Considérant que l’intéressée à fait l’objet d’un rappel à la loi pour des faits de prostitution sur la voie publique… Considérant que son comportement constitue bien une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l’intérêt fondamental de la société française… »
Oui, vous avez bien lu. Une jeune femme de 20 ans qui se prostitue constitue une menace réelle, actuelle et grave pour l’intérêt fondamental de la société française !!!
Après les terroristes islamistes voilées de la tête au pied, Hollande et Valls inventent la terroriste prostituée dénudée. Tremblez, petits moutons. Le terrorisme est partout. Tremblez et ne pensez surtout pas au chômage, aux usines qui ferment une à une, au déficit abyssal et à l’incapacité de ce gouvernement à résoudre la crise qui traverse le pays. Tremblez et surtout, ne pensez à rien d’autre.

Ca y est, vous comprenez ?

La déchéance de nationalité ne devait toucher que les terroristes condamnés pour crimes. Hollande l'a encore juré devant les caméras. Puis on est passé aux crimes et délits et puis de terrorisme on aboutit à "atteinte grave à la vie de la Nation".
Demain, le simple fait de donner 300 € à votre fils pourra vous valoir d'être déchu de la nationalité si jamais ce dernier s'amuse à partir en voyage touristique en Turquie. Une note blanche, non signée, non datée des Renseignements Généraux dira qu'il a tenté d'aller en Syrie et le tour est joué.
C'est exactement comme la loi sur le renseignement. Sous prétexte de traquer les terroristes, on met tous les citoyens sous surveillance.(3)
C'est exactement comme les perquisitions. Sur plus de 3 000, une seule mise en examen pour terrorisme.
Tout cela est totalement inefficace contre le terrorisme mais est-ce vraiment le but ?

Le terrorisme a donc de beaux jours devant lui. Valls ne cesse d'ailleurs de nous le répéter: la menace est plus grande que jamais. Ce qu'il oublie de nous dire, c'est que François Hollande a un besoin vital et absolu du terrorisme pour avoir une chance de se faire réélire. Ce n'est certainement pas sur l'inversion de la courbe du chômage ou sur son bilan calamiteux qu'il à la moindre chance.
Et dire qu'à l'époque où Sarkozy proposait la déchéance de nationalité pour les binationaux, Hollande et les socialistes hurlaient comme des vierges effarouchées.

Quel déchéance ! Quel déchet ! Vivement 2017 qu'on tire la chasse et qu'on renvoie Hollande et les socialistes d'où ils n'auraient jamais du sortir.




(3) http://philippealain.blogspot.fr/2015/03/la-dictature-cest-maintenant.html

jeudi 24 décembre 2015

Roms: des personnes en situation irrégulière et une classe ethnique comme modèle d'intégration

Jeff Pachoud AFP


A Saint-Genis-les-Ollières, dans la banlieue lyonnaise, le préfet met en place une classe ethnique et choisit des Roms en situation irrégulière comme modèles d'intégration

On croyait le socialisme à la française disparu corps et âme avec les renoncements successifs de Hollande à toutes ses promesses électorales. Et bien non. Qui a dit que le parti socialiste était un parti raciste avec des dirigeants qui appellent à la haine ? (1)
Il existe encore en France des préfets généreux, humanistes et la main sur le cœur qui n’hésitent pas une seconde à violer la loi pour imposer leur vision de la solidarité. Les socialistes peuvent s’en féliciter, les autres peuvent au choix s’en indigner, en pleurer, ou y trouver une raison supplémentaire de voter Front National.

Saint-Genis-les-Ollières est une petite commune de l’ouest lyonnais qui compte un peu plus de 4 000 habitants. Pour le plus grand bonheur de ses habitants, elle abrite un terrain appartenant à l’état et sur lequel sont déjà hébergés 85 demandeurs d’asile.
Pas totalement désintéressé et soucieux de marcher dans les traces de son prédécesseur, Michel Delpuech, nouveau préfet du Rhône, décide de lancer « son » programme pour les Roms : « I2E » comprenez « Intégration par l’Ecole et l’Emploi ».
L’idée est de casser les 3 gros bidonvilles de la région lyonnaise qui comptent environ 400 habitants et d’en choisir 150 sur lesquels on va tenter une expérience « d’intégration » en signant un contrat sur 3 ans. Pour cela le préfet a besoin d’un terrain. Il choisit celui de Saint-Genis-les-Ollières.

Des travaux effectués en violation du code de l’urbanisme

Le maire ainsi qu’une bonne partie de ses administrés ne l’entendant pas de cette oreille commencent par protester. Se croyant dans un état de droit, le maire engage même plusieurs référés devant le tribunal administratif afin de faire annuler les travaux d’aménagement du site. Mais lorsque le Directeur Général des Services de la mairie vient sur le site notifier aux entreprises la décision de la mairie de saisir le tribunal administratif qui implique obligatoirement une suspension des travaux, il est interpellé par les gendarmes pour… violation de domicile.
Ni une ni deux, le lendemain, toute la presse aux ordres titre sur la tentative du maire de « stopper illégalement les travaux ». L’explication donnée par la préfecture aux journalistes est que le terrain appartenant à l’état, le maire n’y aurait aucun pouvoir. En gros, on est dans un état de non-droit où la loi s’applique partout sauf sur les propriétés de l’état. Vous comprenez ? Sauf que cette explication est fausse et mensongère.
L’article L600-3 du code de l’urbanisme prévoit très clairement qu’une suspension des travaux peut être obtenue dès qu’une requête en annulation d’un permis de construire est déposée et ce, bien évidemment, quel que soit le propriétaire.
Il paraît que lors de l’audience, le juge ne s’est d’ailleurs pas privé de le faire remarquer au représentant de la préfecture qui l’a regardé avec dédain en mode : « si tu savais où je me le mets ton article L 600-3 étant donné que toi et moi on sait très bien que tu vas rejeter leur requête. »
Bon, attention, si jamais vous vous prenez un référé contre un permis de construire par la mairie de votre domicile, ne vous amusez pas à jeter le fonctionnaire municipal à coups de pieds dans le c… et à continuer les travaux. Cette magouille illégale n’est valable que si vous êtes préfet. On me suggère que ça peut aussi marcher si vous êtes élu socialiste. Je ne sais pas. Il faut voir.

Une classe ethnique hors la loi

Le projet « I2E » prévoit donc une insertion par l’école. Mais quelle école ? L’école de la République ? Vous rigolez ? Ce sont des Roms voyons, pas des citoyens comme les autres. Pas plus qu’ils ne sont égaux aux autres citoyens devant la loi, les enfants Roms de Lyon ne sont égaux devant les autres enfants pour leur droit à l’éducation. Et puis, à Saint-Genis, le préfet et ses amis socialistes font du business, pas de l'intégration. Faut pas rêver.
Les enfants seront donc « scolarisés » dans une classe spéciale, bien à l’écart des écoles du secteur et uniquement réservée aux Roms, comme au bon vieux temps de l’apartheid dont certains socialistes semblent nostalgiques.
Il faut dire que la préfecture du Rhône est championne en matière de classe ethnique. En 2013, déjà, elle avait ouvert une classe réservée aux enfants Roms d’un bidonville, dans le même bâtiment que celui de … la police… Tu parles d’une intégration. (2)
Le défenseur des droits avait exigé et obtenu la fermeture de la classe ethnique en soulignant son caractère discriminatoire. Tu m’étonnes.
La loi est pourtant très claire. Tous les enfants présents sur le territoire français doivent être scolarisés. Deux circulaires du 2 octobre 2012 viennent même préciser les modalités de scolarisation des enfants étrangers et bien évidemment, à aucun moment il n’est question d’ouvrir des classes transitoires réservées à des enfants en fonction de leur origine ethnique.


Un contrat avec des personnes en situation irrégulière

C’est la cerise sur le gâteau. La moitié des familles arrivées le 23 décembre à Saint-Genis-les-Ollières sont en situation irrégulière et sous le coup d’une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français).
En octobre, le préfet distribue des OQTF à tour de bras dans les bidonvilles. En novembre, une famille est même raflée, conduite au centre de rétention et expulsée immédiatement. (Elle reviendra quelques jours plus tard). Toutes les autres tremblent en attendant que la main de fer du préfet s’abatte sur eux. Toutes ? Et bien non. Pas les heureux élus apparemment. La France est un pays magnifique avec une justice à deux vitesses et à Lyon, le préfet tout puissant fait ce qu’il veut et peut même décider d’intégrer dans son programme les Roms qu’il vient pourtant de déclarer en situation irrégulière.
Dans les OQTF que nous avons pu consulter, le préfet précise pourtant : « considérant qu’il apparaît clairement que monsieur C. vit dans des conditions d’existence particulièrement précaires, qu’il n’a pas d’emploi déclaré, ne dispose pas de moyens de subsistances ou de ressources suffisantes… Considérant que cette décision ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale dès lors qu’il ne justifie pas d’une intégration économique et sociale notable… Monsieur C. ne dispose plus d’aucun droit au séjour… Monsieur C. a obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours »
En octobre, monsieur C. est donc un méchant Rom qui vit de mendicité, qui refuse de s’intégrer, qui n’a rien à faire en France et à qui le préfet ordonne de retourner en Roumanie. Et en décembre, monsieur C. est un gentil Rom à qui le préfet va payer le gite, le couvert, donner 4 € par jour et signer un contrat d’assistanat sur 3 ans. Elle est pas belle la vie ?

Alors grosse bévue de la préfecture ? Non. Il s’agit tout simplement d’une preuve de plus de la totale incompétence de l’état socialiste qui dans ce domaine comme dans d’autres fait absolument n’importe quoi.

Mais cette incompétence pourrait bien avoir des conséquences pour certains. Et oui, en France socialiste on n’aime pas les bénévoles qui viennent en aide aux étrangers en situation irrégulière. Ca s’appelle le « délit de solidarité » et ça vient d’être remis au goût du jour par le gouvernement avec la condamnation d’une retraité de 72 ans coupable d’avoir simplement accompagné à la gare deux Erythréens en situation irrégulière.
L’article L622-1 du CESEDA (Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et des Demandeurs d’Asile) stipule en effet que « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 Euros ». (3)
Sur ordre du gouvernement, les juges sont redevenus impitoyables quand il s’agit de citoyens normaux. Que vont-ils dire quand il s’agit d’un préfet ? On est impatient de le savoir.


Cette histoire des Roms de Saint-Genis qui ne fait que commencer est emblématique à plusieurs niveaux.

Elle rappelle que nous ne vivons plus dans une démocratie où la loi est la même pour tous, mais dans un état de non-droit où des préfets tout puissants peuvent impunément violer la loi sans jamais être inquiétés.
Elle démontre l’hypocrisie insupportable d’une justice socialiste aux ordres qui d’un côté a la main très lourde sur les citoyens lambda et de l’autre autorise les puissants à violer impunément la loi.

Tout ceci devient de plus en plus insupportable. On a compris la stratégie électoraliste du parti socialiste qui consiste à faire monter le Front National le plus possible dans l’espoir de se retrouver au second tour face à lui.

Mais que les préfets, représentants de l’état républicain se transforment en vulgaires militants socialistes et se prêtent à ces petites magouilles politiciennes en violant les lois qu’ils sont censés faire respecter en dit long sur l’état de décomposition de notre pays.

Quand tout cela va exploser, il ne faudra pas s’étonner.